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L’homme explique que l’haleine putride de l’hippopotame sentait les “œufs pourris” et que sa gorge et sa bouche étaient “chaudes et gluantes”. © Photo News

Le témoignage glaçant d'un guide touristique avalé trois fois par un hippopotame

Six ans après avoir été avalé trois fois par un hippopotame, sur le fleuve d’Afrique australe Zambèze, au Zimbabwe, un guide touristique a décidé de se confier sur cette expérience qui a marqué et changé sa vie. 

Paul Templer a survécu à une mort quasi-certaine. Six ans après les faits, le traumatisme est encore bien présent mais l’homme de 49 ans a décidé de se livrer dans un témoignage glaçant. En mai 2013, le guide touristique réagit à une situation d’urgence. Alors qu'il fait une activité avec six touristes lors d'un petit safari, son assistant tombe de son kayak dans un fleuve dangereux. 

“J’étais avec trois guides et des touristes lorsque nous avons croisé un groupe d’hippopotames dans l’eau. Ils n’étaient pas trop proches, je croyais être sécurité. Mais tout à coup, j’ai entendu un énorme bruit sourd et j’ai vu qu’un hippopotame avait heurté l’un des autres canoës”, déclare-t-il à LADbible. Paul Templer qualifie ce comportement “d’extrêmement inhabituel”. L'homme décrit l’animal comme étant “plus grand qu’un Ranger Rover” et “l’un des plus gros hippopotames” qu’il n’ait jamais vu, mesurant environ 5 mètres de long.

Trois attaques violentes

“J’ai vite demandé à mon collègue d’emmener tout le monde en lieu sûr près des rochers. Ensuite, je suis parti à la recherche de l’autre guide.” Mais la situation s’empire. Dans l’eau, il se retrouve face à un animal déterminé. “J’ai vu l’hippopotame se diriger vers moi sous l’eau. Soudain, tout est devenu sombre et silencieux et il m’a fallu quelques secondes pour me rendre compte de ce qui m’arrivait”, explique-t-il. L’homme se fait avaler par l’animal jusqu’au niveau de la taille. “J’étais la tête la première dans la gorge de l’hippopotame”, témoigne-t-il.

Par chance, il réussit à se dégager de la gueule de l’hippopotame une première fois, mais celui-ci l’attrape une nouvelle fois par le pied. “Il a vraiment commencé à m’attaquer. C’est un peu comme si un chien jouait avec une poupée de chiffon”. L’animal desserre la mâchoire et laisse le guide. Ce dernier tente de s’échapper sans se noyer. 

Lors d'un dernier affrontement, le mammifère l’attrape cette fois-ci par le torse. “Mon sang a commencé à se mélanger à l’eau. Je me souviens m’être demandé: ‘vais-je saigner jusqu’à ma mort ou me noyer’?”, raconte-t-il. Paul Templer explique également, dans des propros relatés par le Sun, que l’haleine putride de l’hippopotame sentait les “œufs pourris” et que sa gorge et sa bouche étaient “chaudes et gluantes”.

38 morsures et un bras amputé

Miraculé, il réussit une nouvelle fois à se sortir de la gueule de l’animal et regagne la terre ferme. Mais il n’est pas pour autant sorti d’affaire. Ses blessures sont sérieuses puisqu’il a été mordu a 38 reprises, un de ses poumons est visible et l’un de ses bras est complètement écrasé. 

L'homme est transporté en urgence à l’hôpital le plus proche. Une amputation des deux bras et d'une de ses jambes est envisagée par les chirurgiens, mais il ne perdra finalement “que” le bras gauche. 

Sa reconstruction physique et mentale est longue. Son collègue qu'il tentait de sauver, lui, n’a pas survécu à ce drame. Paul Templer a écrit un livre, “Ce qu'il reste de moi”, et donne des conférences, inspirées de son passé. 

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