Pour les experts, Stefan Asenov a des traits psychopathiques et égocentriques

Stefan Asenov présente une dimension psychopathique affirmée, a indiqué mardi un expert psychologue devant la cour d'assises de Liège. L'accusé ne suit que son propre mode de fonctionnement dans une logique égocentrique.

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Illustration. © Photo News

Stefan Asenov est accusé d'avoir commis les agressions de deux prostituées la nuit du 15 au 16 mars 2017 à Liège. Limia Karimallah (56 ans) avait été tuée après avoir été rouée de coups. Chantal M. avait aussi été rouée de coups mais elle avait pu s'échapper de la camionnette de l'accusé, où elle avait - tout comme la première victime- été embarquée.

Selon le psychiatre Anthony Schena, l'accusé ne présentait aucune forme de trouble psychiatrique le rendant incapable du contrôle de ses actes au moment des faits. Cet expert n'a pas relevé d'indice de trouble mental altérant ses capacités décisionnelles et d'action. Stefan Asenov ne présente pas de retard mental aliénant mais différents traits antisociaux se dégagent de sa biographie.

Le psychologue Serge Garcet a pour sa part épinglé, lors de son examen, que Stefan Asenov présente un manque complet d'authenticité dans son discours. Il ne démontre pas d'aliénation ou de trouble psychotique. L'accusé a vécu une scolarité pauvre. Dès l'âge de 13 ans, il a connu ses premiers passages par des institutions spécialisées en raison de premiers faits violents. Selon l'expert, l'accusé montre une dimension antisociale évidente.

Sur le plan intellectuel, Stefan Asenov se situe en dessous de la moyenne de la population. Il se situe dans la tranche limite entre le retard mental léger et la moyenne faible. Son QI se situe entre 70 et 80. Sur le plan de la personnalité, l'accusé présente un ensemble de comportements envahissants et durables. Il fonctionne selon un mode général de mépris et de transgression des droits d'autrui.

Pour l'expert psychologue, Stefan Asenov relève d'une dimension psychopathique affirmée. Différentes caractéristiques typiques le démontrent. Il présente une absence d'émotion. Il est froid, calculateur et manipulateur. Stefan Asenov abrite aussi une dimension éthique solitaire. "Son fonctionnement est basé sur ses choix et ses besoins, sans prendre en compte l'autre. Il ne suit que son propre fonctionnement dans une logique égocentrique. L'accusé montre un manque de limites et un sentiment de droit personnel exagéré", a indiqué l'expert.

Selon le psychologue, l'accusé présente une structure de personnalité qui se caractérise par un trouble de fonctionnement manipulateur et une propension à la violence. Avec son trouble de personnalité antisocial et psychopathique, il pourrait s'être inscrit dans une logique prédatrice à l'égard des prostituées.

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