Plein écran
© BELGA

Prostituée retrouvée calcinée à Brunehaut: Jean-Gabriel Matterne reconnu coupable

La cour d’assises du Hainaut a jugé, mercredi, Jean-Gabriel Matterne coupable de l’assassinat de Tay Cruz, commis le 8 mai 2017 à Bléharies (Brunehaut). Ce jour-là, il a drogué la prostituée brésilienne, enceinte de ses œuvres, avec des somnifères. Il l’a ensuite embarquée dans sa voiture, l’a étranglée et a déposé le cadavre dans un fossé. Il a ensuite bouté le feu au corps. 

Le 8 mai 2017, un garde-chasse de la commune frontalière de Brunehaut, près de Tournai, découvrait un corps calciné dans un fossé en forêt. Le feu avait été bouté sur place. Le numéro de série des prothèses mammaires de la victime avait permis de l’identifier lors de l’autopsie. Il s’agissait de Tayrink Ludmilla Cruz, née le 30 octobre 1980 au Brésil. Cette jeune femme était en séjour illégal mais elle occupait un appartement situé le long de la rue Winston Churchill à Uccle, dont le loyer était payé par Jean-Gabriel Matterne, son amant, architecte d’intérieur dans le Brabant wallon.

Enceinte de quatre mois

Lors de l’autopsie, les médecins légistes ont constaté que Tay était enceinte de quatre mois. Selon ses proches, Jean-Gabriel Matterne aurait souhaité qu’elle avorte car il menait une double vie et ne souhaitait pas redevenir père. L’accusé est en effet marié et père de trois enfants.

Étranglée avec un câble électrique

Les jurés ont mis une heure à peine pour rendre un verdict, estimant que l’acte d’accusation rédigé par l’avocat général reflétait la réalité judiciaire. Alors que les parties avaient longuement débattu sur le mobile du crime, la cour a estimé que ce volet serait plus amplement examiné dans le cadre du délibéré sur la peine qui aura lieu jeudi. Dans cette affaire, l’intention d’homicide n’était pas contestable car il a étranglé la victime avec un câble électrique.

Préméditation

Quant à la circonstance aggravante de préméditation, tous les ingrédients étaient réunis. L’accusé a mis une dizaine de somnifères, achetés dix jours plus tôt, dans le jus d’orange de la victime. Il l’a ensuite embarquée, somnolente, dans sa voiture dans laquelle il avait placé un câble électrique et un bidon d’essence. Il avait aussi pris le soin de ne pas emmener son téléphone portable afin de ne pas être pisté.

Le débat sur la peine aura lieu jeudi. 

  1. Un policier soupçonné de violences à Molenbeek mis à l’écart
    Play

    Un policier soupçonné de violences à Molenbeek mis à l’écart

    Un policier de la zone Bruxelles-Ouest a été filmé par un riverain lundi soir, dans la rue du Presbytère à Molenbeek-Saint-Jean, en train d'asséner des coups de pied et de poing dans la tête d'un suspect maîtrisé et au sol, selon une information diffusée mardi par La Capitale et la RTBF et confirmée par la porte-parole de la zone de police de Bruxelles-Ouest (Molenbeek-Saint-Jean, Koekelberg, Jette, Ganshoren et Berchem-Sainte-Agathe).