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Remercié à quelques jours de pouvoir obtenir un CDI: son post Facebook devient viral

Seppe De Meulder, un jeune homme de 24 ans originaire de Louvain, se retrouve à nouveau sur le marché de l’emploi alors qu’il espérait se faire engager par Aveve, société spécialisée dans le jardinage et l’agriculture qui compte 250 magasins en Belgique. Il a partagé sa colère sur Facebook.

Une semaine avant qu’il n’ait droit légalement à un contrat à durée indéterminée, son contrat intérimaire n’a pas été renouvelé après presque six mois de travail. “Et cela était écrit dans les astres”, déplore le jeune homme, autrefois candidat sur une liste du PTB. Une situation vécue par bon nombre de travailleurs.

Le jeune homme de 24 ans a partagé sa triste expérience sur sa page Facebook. Son post est devenu viral et a été partagé à plus de 1.800 reprises.

“À la mi-novembre de l’année dernière, j’ai commencé à travailler comme préparateur de commandes dans l’entrepôt d’Aveve à Louvain. Incertitude permanente, mais après six mois de travail à titre intérimaire, l’entreprise est obligée de vous donner un contrat à durée indéterminée. Aujourd’hui, cinq mois et trois semaines plus tard, ce qui était écrit est arrivé: j’ai été licencié. Ou pour être plus précis, la collaboration ne sera pas prolongée, comme on dit”, déclare M. Seppe.

Et le jeune travailleur d’en dire davantage sur la précarité de certains jobs. “Ce n’est pas l’histoire d’Aveve, c’est l’histoire de notre société. Il y a un très grand groupe de personnes qui sont dans le même bateau. Je le remarque en voyant les nombreuses réactions que j’ai reçues. Et beaucoup d’entre eux sont dans une galère bien plus rude que moi. On est mis sous pression avec la menace constante de licenciement. Si vous travaillez dur, nous dit-on, vous pouvez obtenir un CDI. Et en effet, pendant la période où j’ai travaillé pour Aveve, deux collègues ont obtenu un contrat à durée indéterminée. Je suis heureux pour eux. Mais au cours de la même période, j’ai vu au moins cinquante nouveaux collègues arriver et repartir”.

Seppe est également tombé dans ce “piège”, comme il le qualifie aujourd'hui. “Lorsqu’on m’a demandé de venir travailler exceptionnellement un certain nombre de samedis, j’ai accepté, comme tous mes collègues intérimaires. Dans l’espoir de pouvoir peut-être obtenir un CDI et par sens des responsabilités”.

L’entreprise Aveve n’a pas pu s’exprimer sur la situation personnelle du jeune homme. “Pour cela, nous devrions contacter le bureau d’intérim”, a réagi Stephanie Deleul, porte-parole de l’Aveve, dans Het Laatste Nieuws. “Nous ne pouvons pas offrir un contrat définitif à tous les employés, car parfois nous n’avons besoin des gens que temporairement. Et ces personnes le savent lorsqu’elles signent un contrat intérimaire. Nous faisons tout légalement selon les règles”. 

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Seppe De Meulder © Seppe De Meulder
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