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Centre scolaire Saint-Joseph Notre-Dame à Jumet © Photonews

Suicide de Maëlle: le Centre Scolaire Saint-Joseph aurait mis en garde ses élèves

Mise à jourIl y a une dizaine de jours, Maëlle (15 ans) a décidé de se donner la mort. Elle faisait l’objet d’un harcèlement de la part de plusieurs élèves du Centre Scolaire Saint-Joseph Notre-Dame à Jumet (Charleroi). Des enfants de cette école ont dès lors décidé de faire grève pour montrer leur désapprobation par rapport au harcèlement scolaire et pour rendre hommage à la victime.

La direction du Centre Scolaire Saint-Joseph Notre-Dame à Jumet aurait demandé à ses élèves d’arrêter de propager des “rumeurs” vers l’extérieur. Elle aurait même fait le tour de toutes les classes pour se faire entendre, avons-nous appris de plusieurs sources différentes.

La direction aurait également mis en garde les enfants, dénoncent les mêmes sources. Si le mouvement de contestation devait se poursuivre, elle n’hésiterait pas à leur donner des jours de renvoi ou à déclarer leur absence comme injustifiée. Or, à partir d'un certain nombre de jours d’absence injustifiée, l’élève n’a plus droit à la sanction des études pour l’année en cours. Sauf décision contraire du conseil de classe.

L’école dément

Il nous revient que cet avertissement passe assez mal auprès de nombreux élèves et parents. Toutefois, il est utile de préciser que l’école est dans son bon droit. Il est également reproché au personnel dirigeant un manque de communication. Si l’école a bien mis en place une aide psychologique temporaire suite au suicide de Maëlle, nombreux sont ceux qui n’étaient pas au courant. Qui plus est, les spécialistes se trouvaient dans une classe à l’écart du bâtiment principal où les cours sont donnés.

En fin de semaine dernière, nous vous avions déjà révélé que plusieurs jeunes avaient été convoqués par les responsables de l’établissement. Ces jeunes s’étaient adressés à la presse lors du mouvement de grève entamé en la mémoire de Maëlle. Il leur aurait été conseillé de ne plus répondre aux journalistes, affirment certains. Mais l’école affirme fermement à notre rédaction qu’il n’en est rien: elle aurait simplement regretté qu’un élève ait cité nommément un camarade mineur d’âge dans les médias “et ce alors que l’enquête est en cours”.

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