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Centre Scolaire Saint-Joseph Notre-Dame à Jumet © Photonews

Suicide de Maëlle: le Centre Scolaire Saint-Joseph veut faire taire des élèves

La semaine dernière, Maëlle (15 ans) a décidé de se donner la mort. Elle faisait l’objet d'un harcèlement de la part de plusieurs élèves du Centre Scolaire Saint-Joseph Notre-Dame à Jumet (Charleroi). Mardi, d’autres enfants de cette école ont fait grève pour montrer leur désapprobation par rapport au harcèlement scolaire et pour rendre hommage à la victime.

La direction du Centre Scolaire Saint-Joseph Notre-Dame à Jumet a récemment convoqué plusieurs de ses élèves. Elle leur enjoint de ne plus s’adresser à la presse. C’est ce que nous avons appris de bonnes sources. Nous comprenons mieux maintenant pourquoi toutes nos sollicitations ont trouvé lettre morte jusqu’à présent.

Les adolescents en question s’étaient exprimés dans différents médias ou sur les réseaux sociaux au sujet du suicide de Maëlle. Mais ça, c’était avant la grève des élèves qui a eu lieu mardi en guise de protestation.

Vidéos

La direction cherche également l’auteure de plusieurs vidéos publiées sur les réseaux sociaux. Ces vidéos ont enregistré le mouvement de contestation qui a eu lieu ce jour-là. Sur l’une d’elles, le directeur de l’établissement a été pris à partie.

En plus de leur avoir imposé un silenzio stampa, les responsables de l’école ont interrogé à ce sujet les élèves conviés à la mise au point. Ils cherchent à ce que les vidéos soient retirées du web. Sans quoi, ils menacent de déposer une plainte pour atteinte à leur droit à l’image. Une partie des enregistrements ont été pris à l’intérieur de l’enceinte de l’école. Jusqu’ici, aucune des vidéos n’a disparu.

Pour le reste, plusieurs jeunes suspectés d’être à la base du suicide de Maëlle font toujours partie de l’établissement scolaire. Aucune décision ne devrait être prise avant la conclusion de l’enquête judiciaire.