Fanny Appes
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Fanny Appes © DR.

Toujours en fuite, l’ex-compagnon de Fanny Appes nargue la police sur Facebook

Mise à jourXavier B., l’homme suspecté d’avoir poignardé son ancienne compagne, l’athlète Fanny Appes, dans un train à Linkebeek jeudi matin, semble vouloir narguer les autorités en postant des messages sur Facebook. Toujours en fuite, il a notamment annoncé jeudi soir être à la gare du Midi en route vers un “nouveau job” à Montpellier, dans le sud de la France. Le parquet de Hal-Vilvorde a saisi le juge d’instruction du chef de tentative d’assassinat.

Quelques heures à peine après l’agression, cet homme de 41 ans originaire de Frameries qui a deux enfants d’un précédent union a également publié un message de mauvais goût en référence à la Saint-Valentin. Vendredi matin, il a enfin posté un selfie sur son profil où il annonce être à Sète. “Le soleil brille ici, ça change de la Belgique”, ironise-t-il. Toutes ces publications ont été supprimées. Les enquêteurs tentent de le localiser. Difficile de savoir si l’individu est effectivement en France ou s'il tente, depuis la Belgique, de brouiller les pistes. 

La victime, Fanny Appes, est une athlète camerounaise de 30 ans. La jeune femme est arrivée en Belgique il y a environ dix ans. Sprinteuse, spécialiste du 100 mètres, elle participe à des compétitions nationales mais aussi internationales, sous les couleurs du Cameroun. 

Entraînée notamment par Carole Bam, qui coache les Belgian Cheetahs, Fanny Appes est affiliée au Royal Cercle Athlétique du Brabant wallon (RCABW) à Nivelles depuis son arrivée en Belgique. Elle a notamment fait partie de l’équipe du club qui a gagné le relais aux championnats de Belgique. Un club nivellois où on est parfaitement au courant de l’enfer que lui faisait vivre son ancien compagnon.

Hébergée depuis l’agression par une proche - elle a pu sortir de l’hôpital dans l’après-midi -, la jeune femme a expliqué à différents médias le calvaire qu’elle vit depuis six mois. Au total, ce sont pas moins de sept plaintes pour harcèlement que l’athlète a déposé contre son ex: la dernière hier à Rhode-Saint-Genèse, les autres à Nivelles et Braine-l’Alleud. “Je vis dans une peur perpétuelle”, a-t-elle notamment témoigné à RTL Info (voir son témoignage complet ci-dessus). 

Selon la RTBF, Fanny Appes bénéficie à présent d’une protection policière, et ce jusqu’à ce que le suspect soit arrêté. Une patrouille veille à ce que son ex-compagnon ne s’approche de son domicile.