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Les trois jeunes malfrats ont attaqué un McDonald's, des supermarchés Carrefour et une pharmacie. © Google Maps/montage HLN

Trois jeunes Wallons sèment la terreur dans des commerces du sud de la France

Trois jeunes Wallons, deux garçons de 21 et 22 ans et une fille de 18 ans, ont été arrêtés à la frontière franco-espagnole après une série de braquages commis en quelques jours dans des commerces du sud de la France. Aucun blessé n'est à déplorer mais les victimes sont toutes en état de choc.

Les trois jeunes malfrats, originaires de Waremme, Jodoigne et Nassogne, ont quitté la Belgique dans la nuit du 23 au 24 octobre à bord d’une Suzuki volée. Le trio a roulé a destination du sud de la France où ils comptaient passer des vacances pour le moins violentes et mouvementées.

Arrivés le 30 octobre à Montredon-des-Corbières, une commune située près de Narbonne, les trois Wallons ont braqué le McDonald’s local juste avant sa fermeture. Masqués et armés, ils sont repartis avec le contenu de la caisse. Un maigre butin, semble-t-il. Après leur braquage, ils ont fait le tour des Pyrénées-Orientales, des Pyrénées-Altantiques et de l’Aude, soit presque toutes les Pyrénées françaises. Ils traversaient de temps en temps la frontière espagnole, où ils dépensaient l’argent volé, manifestement en drogues.

Braquage le soir d’Halloween

Ils commettent leur deuxième braquage le lendemain à Muret, près de Toulouse. Cette fois-ci, c'est une pharmacie qui est ciblée, de nouveau avant sa fermeture. En cette soirée d’Halloween, les trois jeunes se sont présentés avec des masques de circonstance. Mais c’est bien l'argent de la caisse, et non des bonbons, qu’ils ont réclamé et obtenu.

Les 2, 5 et 6 novembre, trois supermarchés Carrefour de Cambo-les-Bains (près de Biarritz), Quillan (près de Carcassonne) et Saint-Paul-de-Fenouillet (près de Perpignan) ont ensuite été attaqués par le petit groupe. Selon les victimes, il s’agissait de deux voleurs masqués et armés, portant tous les deux des gants. L’un tenait une arme, l’autre un couteau. Un troisième attendait quant à lui sur le parking. Ils ont récolté entre 500 et 1.000 euros à chaque fois. 

Les victimes en état de choc

 Aucun blessé n’est à déplorer mais les victimes sont toutes en état de choc. Entre-temps, la police française a finalement fait le lien entre ces cinq braquages commis en à peine dix jours. Il faut dire que le modus operandi était à chaque fois similaire et qu’une Suzuki bleue immatriculée en Belgique a été aperçue lors de chaque braquage.

Les trois Belges ont été arrêtés à Le Perthus, d’où ils souhaitaient traverser la frontière avec l’Espagne. Ils étaient en possession d’une fausse arme destinée à l’airsoft ressemblant à pistolet de calibre 9mm. Ils ont avoué les vols durant leur interrogatoire.

Des braquages commis “par ennui”?

On ignore encore s’ils avaient planifié ces différents braquages au moment de quitter la Belgique. Selon la police française, les auteurs ne sont pas connus dans le milieu du banditisme. Ils auraient agi “par ennui, parce qu’ils aiment se droguer et mener une vie de fainéants.”

L’enquête est désormais entre les mains de la gendarmerie de Montpellier. Chez nous, seul l’auteur le plus âgé est connu de la police, pour des faits datant de son enfance. 

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