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Johan Devriendt lors de son procès en assises à Louvain. © Photonews

Un ancien policier risque cinq ans de prison pour avoir escroqué les parents de la femme qu’il a tuée

Le parquet de Hal-Vilvoorde a requis mardi cinq années de prison à l'encontre de l'ancien inspecteur de police Johan Devriendt. L'homme, déjà condamné pour l'assassinat de sa compagne Christel Van Bourgogne, aurait escroqué les parents de sa victime en continuant à collecter le loyer de son appartement, qui avait pourtant été saisi, alors que les sommes devaient être transférées à un huissier. Le prévenu a nié tout écart de conduite, tandis que sa défense soutient qu'il s'agit là d'un litige purement civil.

Johan Devriendt avait été condamné à la perpétuité en 2006 pour l'assassinat de Christel Van Bourgogne. Une procédure devant la Cour européenne des droits de l'homme avait ouvert un nouveau procès à l'issue duquel l'ancien policier avait de nouveau écopé d'une peine de prison à vie.

En guise de dommages et intérêts, les parents de la victime avaient entre autres obtenu la saisie de l'appartement que leur fille et leur gendre avaient acheté ensemble. "La saisie de l'appartement impliquait que les loyers et les provisions de charges mensuels devaient être transférés à un huissier", explique l'avocat des parents. "Mais la nouvelle compagne de Johan Devriendt allait quand même percevoir elle-même les paiements du locataire.”

Plus tard, alors que l'appartement avait été mis sous tutelle des parents, Johan Devriendt avait versé les sommes perçues comme provisions sur son propre compte. En mai 2014, il avait même demandé au locataire de le payer directement.

Selon les parties civiles, il y a eu là escroquerie, alors que la défense rejette ces accusations, soutenant qu'il ne s'agit que d'un litige civil. Le parquet a tout de même exigé une peine de cinq ans d'enfermement à l'encontre du prévenu. Le jugement sera rendu à la fin février.

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Christel Van Bourgogne. © DR