Les barbecues peuvent être organisés dans le strict cercle familial. Ce qui n'est manifestement pas rentré dans la tête de tout le monde...
Plein écran
Les barbecues peuvent être organisés dans le strict cercle familial. Ce qui n'est manifestement pas rentré dans la tête de tout le monde... © Getty Images

Un barbecue à 18 dans un logement social: “Le corona, on s'en fout! On préfère crever en s'amusant”

WaremmeUne petite vingtaine de personnes, qui s'étaient rassemblées samedi dernier dans une habitation de Waremme pour célébrer le retour des beaux jours en organisant un barbecue, a été verbalisée pour non-respect des mesures de confinement imposées pour limiter la propagation du nouveau coronavirus, a indiqué mercredi la zone de police Hesbaye, confirmant une information de Sudpresse.

Les faits se sont déroulés samedi dernier dans le quartier de la Champanette, à Waremme. À plusieurs reprises, les policiers ont été contraints d'intervenir dans une habitation où 18 personnes, parmi lesquelles se trouvaient des enfants, s'étaient rassemblées pour un barbecue, alors qu'elles ne vivent pas sous le même toit. Les fêtards ont été identifiés et 13 procès-verbaux ont été dressés. 

“La mise en danger de la vie d’autrui est inadmissible!

L'habitation où la fête était organisée appartient au Home Waremmien, qui gère plus de 600 logements sociaux. La société de logement social a réagi via sa page Facebook: "Le Home Waremmien ne peut accepter qu'en situation de confinement décrété par le gouvernement fédéral, le bail qui stipule 'l'occupation en bon père de famille' soit ainsi bafoué (...) La mise en danger de la vie d'autrui est inadmissible! Les responsables de ce genre de faits seront poursuivis et des sanctions lourdes seront prises.”

La directrice de la société, Isabelle Willem, contactée mercredi par Belga, précise encore que "si des faits de ce type sont constatés dans d'autres habitations du Home Waremmien, il y aura des poursuites, mais il n'est bien évidemment pas question de casser un bail. Nous sommes soumis à la loi. Si on prend connaissance de faits, on contactera la police, mais en cas de récidive, on n'hésitera pas à interroger le juge pour savoir ce qui peut être fait en cas de perte de confiance envers le locataire.”

“Le corona, on s’en fout!”

Selon le bourgmestre de Waremme, Jacques Chabot, également contacté mercredi, les suspects étaient particulièrement inconscients, puisque l'un d'eux a déclaré à la police: "Nous, le corona, on s'en fout! On préfère crever en s'amusant." 

.
Plein écran
. © Facebook Home Waremmien