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Photo d'illustration. © thinkstock

Un chirurgien condamné pour avoir oublié une compresse qui a provoqué la double amputation d'un patient

Après une opération du cœur en février 2011, dans un hôpital de Bordeaux, Gilles, 53 ans, avait dû être amputé des deux jambes à cause d'une compresse oubliée. Le chirurgien a été condamné à six mois de prison avec sursis pour “blessures involontaires” lors du jugement au tribunal correctionnel, ce mercredi. 

L’énorme erreur médicale s’est déroulée le 4 février 2011. La victime, un ancien conducteur de bennes aujourd’hui âgé de 61 ans, est opéré du cœur au CHU de Bordeaux, dans un service de Haut-Lévêque. Après avoir réalisé un triple pontage et posé une prothèse au patient, le chirurgien en charge de l’opération laisse la suite de l’intervention se poursuivre par son équipe. 

Quelques minutes après son départ, une infirmière alerte ses collègues car une compresse a été oubliée, explique Sud-Ouest. Le chirurgien est alors prévenu par téléphone. Ce dernier demande à distance qu’une échographie transœsophagienne soit réalisée mais elle ne permet pas de retrouver la compresse qui a migré dans la circulation sanguine du patient. 

Sur la table d’opération depuis plus de cinq heures, le patient doit être recousu car il risque une infection. C’est ce qu’ordonne le chirurgien. Mais deux heures après son réveil, le patient ne sent plus ses jambes. Il est opéré une deuxième fois pour se faire amputer de ses membres inférieurs, quelques jours plus tard. 

Six mois de prison avec sursis

Seul coupable jugé pour cette erreur médicale, le chirurgien a donc écopé de six mois de prison avec sursis alors que trois mois avait été requis par la procureure. Le chirurgien, âgé de 51 ans, exerce désormais dans une clinique privée bordelaise, précise le site 20 minutes. Son avocate, Me Cadiot-Feidt, avait plaidé la relaxe en pointant “une défaillance du système et non de son client”.

Mais le tribunal a donc estimé que le chirurgien avait fait preuve de “désinvolture” pour ne pas être retourné en salle d’opération, donnant seulement des ordres par téléphone à un chirurgien “junior”. Les recherches pour retrouver la compresse n’ont pas été jugées suffisantes par le tribunal. Des experts ont en effet pointé qu'un autre type d’examen aurait permis de retrouver le matériel perdu et sauver les jambes du patient.

De leur côté, les parties civiles ont été déboutées de leur demande de réparation de préjudice moral et renvoyées vers la justice administrative.

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