Un eurodéputé hongrois reconnaît sa participation au gang bang clandestin interrompu à Bruxelles
Mise à jourUn député hongrois, József Szájer, fait partie des personnes interpellées vendredi lors d’une partouze en plein centre de Bruxelles, contrevenant ainsi à toutes les règles sanitaires dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Le parlementaire issu du parti conservateur de Viktor Orbán reconnaît les faits et a présenté sa démission.
Les faits, dévoilés par la Dernière Heure ce matin, se sont produits vendredi soir au premier étage d’un bar de la rue des Pierres, au centre de Bruxelles. La police a mis un terme à une partie de jambes en l’air à laquelle participaient 25 personnes, principalement des hommes. “On a interrompu un gang bang!”, confie une source proche du dossier à La DH. Des faits confirmés à bonne source par nos collègues d’Het Laatste Nieuws et par le parquet de Bruxelles, qui a indiqué ne pas souhaiter faire de commentaires sur les circonstances de la soirée et sur les personnes présentes.
Immunité parlementaire
Parmi les contrevenants dénudés et en fâcheuse posture se trouvait en effet... un député européen qui a d’ailleurs démissionné le surlendemain. Celui-ci avait tenté de prendre la fuite via la gouttière, précise HLN. Mais dans sa tentative d’échapper à la police, il se serait blessé. Une fois interpellé, il a brandi son immunité parlementaire entraînant l’intervention du ministère des Affaires étrangères.
Des diplomates auraient également participé à la soirée clandestine. De l’alcool et mais aussi des stupéfiants auraient été retrouvés sur les lieux. Toutes les personnes présentes ont été verbalisées mais relaxées par le parquet.
“C’était irresponsable de ma part”
Le parlementaire européen est un éminent membre de Fidesz, le parti conservateur et populiste hongrois dont fait partie le Premier ministre Viktor Orbán. L’homme a même été chef de groupe du parti au parlement hongrois de 1994 à 2002. Il a ensuite poursuivi sa carrière politique au Parlement européen, où il a siégé au sein du groupe du Parti populaire européen (dont il a même été vice-président depuis le 20 juillet 2004) jusqu’à sa démission surprise, dimanche dernier, pour “raisons personnelles” et évoquant une “lassitude” face à la vie politique.
Mais ce mardi après-midi, suite aux révélations dans la presse, le député József Szájer a finalement avoué sa participation à l’orgie sexuelle et reconnu que sa démission, qui prendra effet le 31 décembre, est liée au scandale. Il a présenté ses excuses dans un communiqué. “La presse belge parle d’une fête privée à Bruxelles vendredi dernier. J’y étais (...) Je suis profondément désolé de ne pas avoir respecté les mesures contre le coronavirus. C’était irresponsable de ma part”, a-t-il concédé, exhortant cependant à ne pas associer cette affaire à son parti ou son pays natal. “Cette erreur est strictement d’ordre privé”, a-t-il résumé.
Il a également nié toute consommation de drogues retrouvées sur les lieux. “La police dit avoir découvert de l’ecstasy. Cette drogue n’était pas à moi. J’ai fait une déposition à la police en ce sens”, précise-t-il. Le parquet confirme pourtant avoir retrouvé des stupéfiants dans son sac à dos. “Je ne prends pas de drogues. J’ai même demandé à subir un test pour le prouver, mais il n’a pas été effectué”, dément-il.
Le Parlement européen réagit
Interrogé par Belga plus tôt dans la journée, le Parlement européen a affirmé n’avoir aucune information relative à cet eurodéputé. Il fait observer que les règles de conduite de l’institution valent pour les activités parlementaires, et non la vie privée. “Si les faits devaient être établis et punissables au plan administratif ou autre par les autorités locales ou nationales, il reviendrait à ces autorités de décider des sanctions potentielles”, a indiqué une porte-parole du Parlement.
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