Une bande bruxelloise “achète” une fille à un ami, l’enferme et la jette en pâture à des hommes

La police bruxelloise a tiré une adolescente de 16 ans des griffes d’une bande située dans la capitale. La jeune fille avait fui le domicile familial l’an dernier pour son petit ami mais celui-ci l’a utilisée et “revendue” à la bande de jeunes criminels. Ceux-ci ont séquestré l’adolescente, lui ont créé un profil sur un site de prostitution et l’ont contrainte à avoir des relations sexuelles avec de nombreux hommes. Ils demandaient 150 euros de l’heure pour ses “prestations”.

Les agents de la zone Bruxelles-sud sont intervenus durant la nuit du 4 au 5 janvier pour délivrer la jeune fille. Celle-ci était alors enfermée dans la cave d'une maison à Uccle où elle était obligée de recevoir “ses” clients, relatent Het Nieuwsblad et Sudpresse.

La justice a retrouvé la trace de la victime lorsqu’une connaissance l’a remarquée sur un site de prostitution et a tiré la sonnette d’alarme. Après avoir libéré la jeune fille, les enquêteurs ont établi la méthode de la bande et ont réalisé que celle-ci avait été impitoyable. 

La victime est de nationalité française et avait fui l’école en novembre suite à des problèmes scolaires. Son propre petit ami avait alors profité de sa détresse pour la revendre à la bande pour la somme de 2.000 euros. Il le savait, la bande opérait dans le secteur de la prostitution. Le groupe d’hommes n’a pas hésité à offrir ses services pour 150 euros de l’heure, contre son gré, et à l’enfermer dans une cave. Quelque 160 hommes l’auraient ainsi contactée en moins de 2 semaines pour traiter avec elle. 

L’esclavage sexuel aurait eu lieu dans la maison uccloise mais aussi dans un hôtel d’Ixelles. La police a également trouvé deux autres victimes à Saint-Gilles, où résident les sept criminels d’une vingtaine d’années. Ils ont tous été placés sous mandat d’arrêt et sont soupçonnés de trafic d’êtres humains et de prostitution de mineures. Certains feraient partie d'une plus large bande déjà connue pour une centaine de faits comme des incendies de voitures de police et des viols. 

Selon le parquet de Bruxelles, plusieurs victimes seraient françaises mais leur nombre total est incertain.

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