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Nordahl Lelandais © TF1

Une ex-compagne de Nordahl Lelandais raconte le calvaire qu’elle a vécu

Une ex-compagne de Nordahl Lelandais a témoigné jeudi dans l’émission “Envoyé Spécial” sur France 2. Celle qui a partagé la vie du meurtrier présumé de la petite Maëlys de mai 2015 à décembre 2016 dresse un portrait particulièrement sombre de son ancien compagnon.

“Karine” (prénom d’emprunt) a rencontré l’ancien militaire sur un site de rencontres. Leur passion commune pour les animaux les avait rapprochés. Elle a partagé sa vie jusqu’en décembre 2016, soit quelques mois avant son arrestation en septembre 2017 pour le meurtre de la petite Maëlys.

Elle décrit l’homme avec qui elle a eu une “relation fusionnelle” comme “plutôt froid”, “très emporté”, “coléreux” “extrêmement jaloux”, capable de “coups de colère disproportionnés”, mais également violent et accro à la cocaïne.

“Un jour, il avait une tronçonneuse dans sa sacoche”

En décembre 2016, elle finit par rompre définitivement avec lui. C’est à partir de ce moment-là qu’elle découvre une facette encore plus sombre de sa personnalité. Il se met à la harceler, la persécuter et lui fait vivre un véritable calvaire. “Il était toujours dans mon champ de vision, en footing ou en voiture”, explique-t-elle, toujours marquée par ces évènements. La nuit, Lelandais se rend même plusieurs fois au domicile de la jeune femme pour vérifier si elle y est.

Épisode encore plus traumatisant en avril 2017: elle tombe nez à nez avec Lelandais dans les bois alors qu’elle fait un jogging. Au lieu de fuir, elle décide de lui faire face. Alors qu’elle s’attendait à recevoir un coup de poing, l’ancien maître-chien l’ignore et passe froidement à côté d’elle. “Et c’est là que je vais voir une tronçonneuse en sacoche, dans le dos. Je suis partie en courant, j’avais très peur”, se souvient-elle.

“Un climat de terreur”

Selon “Karine”, Lelandais “avait envie de créer de la terreur, une forme de sadisme à avoir sa proie”. La jeune femme confie également avoir été à plusieurs reprises à la gendarmerie pour porter plainte mais n’avoir jamais été prise au sérieux. Son avocat veut même poursuivre la gendarmerie pour non-assistance à personne en danger.

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Capture d'écran © France 2