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Une policière gravement blessée par un pavé lors d'un contrôle lié au coronavirus

MISE À JOURUne policière de 23 ans a été grièvement blessée à la tête mardi à Beauvais (département français de l’Oise) par un jet de projectile lors d’un contrôle lié au confinement.

Mardi, vers 17H30, dans la cité de la Roseraie à Beauvais, les policiers remarquent un groupe d’une dizaine de personnes. Alors qu’ils s’apprêtent à contrôler les attestations de déplacement, les policiers disent avoir été visés par des jets de projectiles. C’est à ce moment-là, dans des circonstances qui restent à préciser selon le parquet, que l’adjointe de sécurité a reçu un pavé sur le front.

Souffrant d’un hématome crânien, elle a été transportée à l’hôpital d’Amiens où elle a été opérée. À 23h, sont état était jugé stable et son pronostic vital n’était pas engagé, selon la même source.

Deux personnes interpellées

Deux frères de 22 et 17 ans ont été interpellés. Ils sont toujours en garde à vue, soupçonnés d’outrage et de rébellion, selon le parquet de Beauvais.

D’après le parquet de Beauvais, le groupe s’est éparpillé à l’approche de la police, qui a interpellé une première personne. Lors de l’interpellation, une seconde a tenté de s’interposer et a été arrêtée à son tour. La personne soupçonnée d’avoir lancé la brique est toujours recherchée.

“Ce soir, mes pensées vont à cette policière grièvement blessée, alors qu’elle était engagée pour nos protéger. Tout est mis en oeuvre pour que ces actes gravissimes ne restent pas impunis. Solidarité avec tous ses collègues de la @PoliceNationale”, a tweeté mardi soir le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

Appel à ne plus contrôler

Le syndicat Unsa Police a appelé, mardi, les policiers à ne pas effectuer de contrôles sur le respect des règles de confinement pour endiguer la propagation du covid-19 en l’absence de moyens de protection. Dans un communiqué diffusé mardi soir et intitulé “droit d’alerte”, le syndicat estime que “le ministère de l’Intérieur doit en sa qualité d’employeur protéger ses agents”. “Au ministère de l’Intérieur, ça tourne en rond, rien n’avance! C’est scandaleux!”. “Pas de protection implique pas de contrôle, pas de verbalisation, pas d’accueil dans les services”, prévient l’Unsa police.

Plusieurs syndicats de police ont fait part de leur inquiétude devant le manque de moyens de protection pour les agents. L’un d’eux, Alternative, a réclamé en outre la généralisation de l’instauration du couvre-feu.