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Valentin Vermeesch. © DR

“Valentin était le premier à nous redonner le sourire”

La cour d'assises de Liège a entendu mercredi matin d'autres témoignages de jeunes Hutois ayant appris d'une manière ou d'une autre, après les faits, que Valentin Vermeesch avait été torturé.

Entendu par vidéoconférence mercredi, T.L., 16 ans, a raconté qu'il avait rencontré Killian Wilmet à la gare de Huy le 27 mars, soit le lendemain de la mort de Valentin, et que l'accusé lui aurait fait part de certaines choses, sans raison. "Il a dit qu'avec son groupe, ils avaient attaché Valentin avant de le jeter dans la Meuse. Je n'ai pas voulu en savoir plus. Je ne le croyais pas", a déclaré le témoin. Le lendemain, il le voit à nouveau et Killian lui dit qu'il ne s'est en fait rien passé.

Killian est devenu “tout blanc” et était “très mal à l’aise”

Les deux jeunes se recroisent le jour de la découverte du corps de Valentin, le 14 avril 2017. "Il était avec un groupe quand je suis arrivé. On a entendu ce qu'il avait fait. On lui a dit qu'il devait aller se rendre à la police parce que ça craignait, que c'était vraiment grave." Selon lui, Killian est alors devenu "tout blanc" et était "très mal à l'aise".

L.W., qui ne connaissait aucun des accusés, a quant à lui relaté qu'il avait entendu Killian parler "d'une sale enroule", alors qu'il se trouvait avec un de ses amis. Aux policiers, le témoin avait indiqué avoir entendu parler notamment de la bouteille que Valentin avait été obligé de s'introduire dans l'anus, du fait qu'il avait été frappé, contraint de se masturber et que ses tortionnaires l'avaient laissé partir pour ensuite mieux le rattraper puis qu'ils l'avaient jeté à l'eau. "Il a sorti une tablette mais je ne voyais pas. Il commentait le film. J'étais choqué, je ne m'attendais pas à entendre une chose pareille.”

“Dodo Neymar”

A.P., un ami de Dorian Daniels qui connait aussi Alexandre Hart, a ensuite pris la parole. Le jeune homme décrit le premier, qu'il surnommait ‘Dodo Neymar' "car il se vantait d'être bon en football", comme un "couillon", "peureux". Le témoin avait reçu la visite des deux accusés avant la découverte du corps. Selon lui, Dorian lui avait confié ce jour-là qu'il avait mal au genou. A.P. avait aussi déclaré aux enquêteurs qu'Alexandre Hart "avait demandé à un garçon de sauter dans la Meuse, ce qu'il avait fait" et qu'il avait "ajouté en souriant qu'il avait vu le corps monter et descendre dans l'eau". Le témoin a confirmé ses déclarations mercredi, ajoutant qu'il n'avait pas cru à cette histoire. 

Une dernière personne est venue témoigner avant une interruption d'audience. Il s'agit de L.L., une jeune femme qui connaissait Alexandre et Dorian via l'école Huy 2. Elle sortait souvent avec eux avant de ne plus les fréquenter et a aussi une brève histoire avec Alexandre Hart. Elle a expliqué à la cour qu'elle avait croisé Alexandre après les faits et que celui-ci était venu vers elle en rigolant, lui disant qu'il avait tué Valentin. Elle avait alors cru à une blague. 

Alexandre Hart nie en bloc

La témoin connaissait aussi la victime, Valentin Vermeesch. "Quand on allait au Batta avec ma maman, c'était le premier à nous aider à porter nos courses. Il était aussi le premier à nous redonner le sourire, à nous faire rire aussi. Il a été là dans des moments très durs pour moi", a-t-elle raconté.
Confronté à ces témoignages, Alexandre Hart à nié avoir parlé de la nuit du 26 au 27 mars 2017 à qui que ce soit et a précisé ne pas se souvenir d'avoir croisé L.L.

Un autre témoignage est attendu dans l'après-midi, celui de la petite amie de Loïck Masson à l'époque des faits, Lisa-Marie M. Celle-ci avait été témoin d'une partie des faits ce soir-là. Elle a été renvoyée devant le tribunal correctionnel pour non-assistance à personne en danger.

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