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Elle prenait de la cocaïne avant d'allaiter son bébé

EupenUne jeune femme, originaire de la région liégeoise, a comparu lundi devant le tribunal correctionnel d'Eupen. Il lui est, entre autres, reproché d'avoir administré des produits stupéfiants à son nouveau-né âgé de 3 mois, en l'allaitant.

Les faits ont été mis au jour en novembre 2016, lorsque la mère de famille s'est rendue à l'hôpital d'Eupen avec son nourrisson qui présentait des troubles du comportement et qu'elle ne parvenait pas à calmer. Les différents examens médicaux réalisés ont permis de détecter la présence de produits stupéfiants dans le sang du petit garçon de 3 mois. Lors d'une première audience, le 14 janvier dernier, la jeune femme avait reconnu avoir consommé de la cocaïne vers minuit puis avoir allaité son enfant vers 06h00.

Deux assistantes sociales menacées et séquestrées
Le nourrisson a été hospitalisé durant plusieurs jours. La maman qui a été testée positive à la cocaïne à plusieurs reprises risque une peine de 150 heures de travail d'intérêt général pour avoir administré une substance nuisible à son enfant, sans intention de lui donner la mort. Outre ces faits, les deux parents sont poursuivis pour avoir menacé et séquestré, pendant près de 30 minutes, deux assistantes sociales venues leur annoncer le placement de l'enfant.

Le couple doit également répondre de scènes de coups et d'infractions relatives à la loi sur les produits stupéfiants.

Pour la mère de famille, le parquet a requis une peine de 150 heures de travail pour l'administration d'une substance nuisible, 120 heures pour les menaces et la séquestration des assistantes sociales et 80 heures pour les faits de stupéfiants. Soit un total de 350 heures qui sera limité à 300 heures, le maximum légal.

Violences conjugales
Le père du nourrisson risque, lui, un total de 26 mois de prison pour les coups portés à sa compagne, la détention et la consommation de stupéfiants ainsi que pour les menaces et la séquestration des assistantes sociales. Toutes ces peines sont assorties d'amendes.

Un euro provisionnel est réclamé au nom de l'enfant.

Le jugement sera prononcé le 13 mai prochain.

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