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L'allongement du congé de paternité à 20 jours coûterait 74 millions par an

Rendre obligatoire le congé de paternité et le faire passer de 10 à 20 jours coûterait de 74,13 à 74,82 millions par an, selon une estimation de la Cour des comptes. 

Celle-ci vient de rendre son avis sur l'impact d'une proposition de loi du PS en ce sens. Une autre proposition, portée par le CD&V, ne vise que le caractère obligatoire du congé de paternité et pas son allongement.

Selon la proposition de loi du PS, les trois premiers jours resteraient à charge de l'employeur, les dix-sept autres de l'assurance indemnités de l'Inami.

Selon les estimations de la Cour des comptes, l'obligation du congé de paternité seule coûterait entre 8 et 8,2 millions d'euros. Ce coût varierait entre 74,13 et 74,82 millions d'euros si l'on ajoutait la prolongation du congé avec 17 jours à charge de l'État.

“C’est le prix pour plus d’égalité”

"Ces 74 millions sont loin d'être un coût insurmontable", estiment les députés socialistes Sophie Thémont et Patrick Prévot, auteurs de la proposition de loi. "C'est au contraire, un véritable investissement pour mieux accueillir un nouvel enfant, c'est le prix pour plus d'égalité entre les femmes et les hommes, pour une meilleure répartition des tâches ménagères.” 

“Enfin, n'oublions pas que rendre obligatoire le congé de paternité c'est mettre fin aux pressions qui peuvent être exercées sur le père ou la coparente au travail pour qu'il ne prenne pas son congé. Et c'est aussi contribuer à lutter contre les discriminations à l'embauche dont sont victimes les femmes.”

Dans un autre avis, le Conseil national du Travail a dit souscrire à l'objectif poursuivi par les propositions de loi d'amener les pères et les coparents à prendre effectivement leurs jours de congé de paternité ou de naissance. 

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