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Une poubelle en feu lors de la manifestation des étudiants français le 5 décembre dernier. © epa

La France envisage de supprimer les allocations des parents d'élèves violents

La France envisage de supprimer les allocations familiales des parents d'élèves violents. La mesure qui est actuellement "sur la table" a été révélée par le Parisien et est débattue de façon enragée chez nos voisins.

Le ministre de l'Education Nationale Jean-Michel Blanquer a expliqué sur Europe 1: "Le respect d'autrui prend sa racine d'abord dans la famille et doit être conforté par l'école".

L'Union Nationale Inter-universitaire estime de son côté que "l'autorité parentale, ce sont des droits mais aussi des devoirs. Si les parents ne sont pas capables d'assumer leurs devoirs, il faut supprimer leurs droits."

Parmi les opposants, sur Twitter, Hugues Renson, vice-président de l'Assemblée Nationale, estime qu'il s'agit là d'une "vieille lubie" qui n'a "jamais apporté la preuve de son efficacité". "Dans une famille, on règle rarement des difficultés en ajoutant des difficultés", dit-il encore.

Dans le Huffington Post comme sur Europe 1, les experts de la famille sont tous d'accord: il n'y a aucun rapport entre la violence d'un enfant ou d'un adolescent et l'argent reçu par ses parents. Tous s'accordent à dire que si l'enfant est violent, c'est qu'il y a un problème à régler. "Sanctionner ses parents ne changera rien à cette situation".

La Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public juge que la proposition "établit un curieux lien entre enfants à problèmes = parents pauvres = suppression des allocations!".

En France, la loi Ciotti suspendait les allocations des parents des élèves trop souvent absents à l'école. La loi a été abrogée sous le quinquennat de François Hollande.