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La réforme des milieux d'accueil définitivement approuvée

Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé mercredi un projet de décret portant sur les milieux d'accueil pour enfants en bas âge en Wallonie et à Bruxelles.

La réforme vise à améliorer l'accessibilité mais aussi la qualité de l'accueil des enfants, tout en permettant un meilleur accès aux enfants issus de milieux socialement défavorisés ou en situation de handicap.

La nouvelle politique d'accueil de la petite enfance met ainsi la priorité sur le développement des enfants, mais aussi sur le caractère professionnel de leur prise en charge, notamment par une meilleure formation initiale des puéricultrices.

2.000 places en plus
La réforme prévoit aussi l'ouverture à terme de 2.000 places supplémentaires ainsi qu'une révision de la participation financière réclamée aux parents. Celle-ci sera dorénavant calculée selon des nouvelles modalités plus transparentes et tenant compte directement des données fiscales des parents.

Nombre d'entre eux devraient ainsi payer moins à l'avenir, mais "aucun ménage ne paiera plus qu'aujourd'hui", a répété mercredi la ministre Alda Greoli à l'origine de la réforme lors du débat sur son texte.

Le décret prévoit une réduction du nombre de types de milieux d'accueil (accueillants indépendants, accueillants salariés et crèches) ainsi qu'une redéfinition des normes d'encadrement et de subsides.

Une "coquille vide"
Mardi, à la veille du vote en plénière, le délégué général aux droits de l'enfant, la Ligue des familles, ainsi que l'association Badje (Bruxelles Accueil et Développement pour la Jeunesse et l'Enfance) ont toutefois qualifié le nouveau décret de "coquille vide", l'essentiel de la réforme étant renvoyées à des arrêtés d'application.

"Au stade actuel, le décret ne définit pas la vision ambitieuse pour la petite enfance qu'on est en droit d'attendre de lui", ont-ils dénoncé en choeur, pointant également "l'absence de perspectives budgétaires claires".

Le décret a été approuvé mercredi soir par la majorité PS-cdH, appuyée par l'opposition Ecolo et DéFI .

L'opposition MR s'est, elle, abstenue, dénonçant "l'incohérence" de la réforme ainsi que l'absence d'un financement pérenne garanti. Le PTB s'est aussi abstenu.