Manifestation contre le “commerce” de la gestation pour autrui

Une cinquantaine de personnes ont manifesté samedi à Bruxelles pour dénoncer le commerce de la gestation pour autrui. L'action s'est déroulée devant un hôtel de la chaussée de Waterloo qui accueillait une bourse sur cette pratique.

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Illustration © Getty Images/iStockphoto

"Les femmes sont ici utilisées comme des appareils que l'on peut louer et les bébés sont des objets que l'on peut acheter", ont dénoncé les manifestants, qui exigent une interdiction de ce genre de pratique en Belgique.

Entre 80.000 et 150.000 euros

"Des entreprises commerciales américaines et canadiennes proposent ici un éventail de femmes qui sont prêtes à porter un enfant et de le remettre ensuite au couple qui les aura payée", ont fustigé les protestataires. Le coût global d'un bébé, dont on peut choisir certaines caractéristiques physiques si l'on veut, tournerait entre 80.000 et 150.000 euros.

Violation de la liberté des femmes

Selon les manifestants, le commerce de la gestation pour autrui, qui est sanctionné par la signature d'un contrat en bonne et due forme, est une violation grave de la liberté des femmes qui, en raison d'une fragilité financière, économique ou affective, doivent se soumettre à ce genre de négoce.

“Contraire à la dignité humaine”

"Plusieurs organisations féministes et pas mal de psychologues, de philosophes et de médecins se sont ouvertement opposés à ce type de gestation pour autrui. En 2015, à une large majorité, le parlement européen a qualifié cette gestation pour autrui de contraire à la dignité humaine de la femme. La commission des Affaires institutionnelles du Sénat s'est également unanimement prononcé contre cette pratique", ont conclu les protestataires.