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“Pourquoi je ne reviendrai pas après mon congé de maternité chez Google”

10.000 employés de Google ont reçu une note de service surprenante, envoyée par une employée enceinte. L’objet du mail était clair: “Je ne reviens pas chez Google après mon congé de maternité et voici pourquoi”. Le but de l’auteure derrière ce courriel: “Contribuer au changement dans la façon dont Google gère la discrimination, le harcèlement et les représailles”. 

Elle raconte que son supérieur hiérarchique a eu de nombreuses remarques désobligeantes à l’encontre des femmes enceintes de son service. Elle l’a signalé aux ressources humaines. “Immédiatement après mes discussions avec les RH, l’attitude de mon supérieur à mon égard a changé. J’ai enduré des mois de conversations et de mails plein de colère, de veto à mes projets, d’ignorance de sa part, d’humiliation publique.”

On lui a notamment interdit de diriger une équipe parce qu’elle était enceinte, arguant que son congé de maternité “pourrait stresser l’équipe”. À la fin de sa grossesse, l’employée malmenée a eu des complications qui l’ont obligée à demander un congé de maternité anticipé. Sa nouvelle manager lui a expliqué qu’il venait justement d’écouter une émission qui disait que l’alitement n’avait pas prouvé ses bienfaits. 

“Elle m’a notamment dit que son médecin lui avait conseillé de se reposer et de rester au lit pendant sa grossesse mais qu’elle avait ignoré ses conseils et qu’elle avait travaillé jusqu’à la veille de son accouchement par césarienne.” Lors de cette même réunion, on lui a dit qu’un poste de manager n’était plus garanti à son retour.

Un porte-parole de Google a réagi: “Nous interdisons les menaces sur le lieu de travail. Nous donnons aux employés de nombreux moyens pour signaler leurs préoccupations, y compris de façon anonyme.”