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Felice Mazzu. © Photonews

Genk cherche un coach “avec beaucoup de personnalité”, grosse prime de licenciement pour Mazzu

Le Racing Genk a dit au revoir à Felice Mazzu, ce mardi matin. L’entraîneur recevra un chèque de près de 600.000 euros à titre de prime d’adieu. Genk est maintenant à la recherche d’un successeur “avec beaucoup de personnalité”.

Felice Mazzu a quitté la Luminus Arena de Genk, ce mardi après-midi. Juste avant cela, il avait appris la nouvelle de sa démission par le président Peter Croonen. La fin d’une aventure qui n’aura duré que quelques mois. Parallèlement, Dimitri de Condé, directeur technique, avait informé les joueurs et le reste du staff technique de la décision prise la veille au soir. C’est lundi soir que tout s’est joué lors d'une réunion de crise entre Peter Croonen et les autres membres du conseil d’administration.

L’ex-entraîneur de Charleroi, qui avait un contrat à durée indéterminée à Genk, aura le droit à une belle indemnité de départ puisque le montant se situerait entre 550.000 et 600.000 euros, selon Het Laatste Nieuws. À titre de comparaison, à Anderlecht, le directeur sportif Frank Arnesen avait récemment reçu une prime d’adieu de 600.000 euros, tandis que l’entraîneur Hein Vanhaezebrouck avait reçu 700.000 euros à la fin de l’année dernière.

Trop de pression pour Mazzu?

D’ici la fin de la semaine prochaine, le licenciement de Mazzu devrait être conclu officiellement. “Felice avait le sentiment qu’il pouvait encore inverser la tendance à long terme, mais ce sentiment n’était pas partagé par le conseil d’administration”, a déclaré Peter Croonen. “Nous croyons que le sentiment pour un entraîneur doit être blanc ou noir et le moins gris possible. Soit vous croyez que l’entraîneur peut encore renverser la situation, soit vous ne le croyez pas”, a-t-il ajouté.

Dimitri de Condé pense que Felice Mazzu a été détruit par la pression d’un club de haut niveau. “L’une de ses grandes qualités à Charleroi était qu’il pouvait obtenir plus d’un groupe que ce que tout le monde pensait. Il n’a pas réussi avec nous. C’est pourquoi il y avait beaucoup de doutes avec lui. Vous devez savoir ce que vous faites et quelle voie vous empruntez pour obtenir un résultat. Un groupe veut de la clarté et Mazzu ne pouvait pas la lui donner, ce qui a entraîné de la nervosité et un manque de confiance. Notre prochain coach devrait avoir de la personnalité qui communique clairement avec le groupe et place la barre très haute”, a expliqué le directeur technique.

Storck, une option compliquée

Depuis ce mardi, ce dernier travaille d’arrache-pied à cette difficile recherche d’un successeur pour Mazzu. Dimitri de Condé a une longue liste de dix noms prêts et doit maintenant la réduire à une liste restreinte de trois candidats. Bernd Storck est un nom qui figure certainement sur cette longue liste de finalistes, selon HLN. L’Allemand était déjà en lice l’an dernier pour succéder à Philippe Clément.

L’entraîneur du Club de Bruges a une personnalité qui n’a pas peur de diriger un jeune groupe, avec une main dure. Il l’a fait à Mouscron et il le fait maintenant à Cercle. Seul le moment est mal choisi car Storck est arrivé dans son nouveau club seulement depuis la mi-octobre. Storck a également déclaré au président du Cercle, Frans Schotte, qu’il n’était “en aucun cas ouvert à une autre aventure que le Cercle de Bruges”.

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Bernd Storck. © BELGA

Vrancken, une solution alternative

Wouter Vrancken figure également sur cette liste, mais ne semble pas être le premier choix pour le moment. Tout va bien pour lui à Malines. Une clause dans son contrat lui permettrait de s’en aller même si les dirigeants malinois n’ont pas l’intention de laisser partir leur entraîneur.

Par ailleurs, le président de Genk a déclaré qu’il n’aurait aucun problème à prendre un entraîneur d’un autre club belge. Pas même maintenant qu’il est président de la Pro League. “Je suis le président de Genk et tant que nous faisons les choses correctement, je ne vois pas le problème”, dit Peter Croonen. “Le fait qu’un autre entraîneur soit sous contrat avec un autre club est un facteur de complexité, mais pas plus”, a-t-il précisé.

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Wouter Vrancken. © BELGA
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