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Felice Mazzu dégaine son smartphone pour démontrer l'erreur du VAR © Capture d'écran

La colère de Mazzu? “Le VAR a raison”

Un but magnifique et polémique. La réalisation décisive de Samuel Bastien lors du choc face à Genk continue de faire parler. La décision du corps arbitral et la non-intervention du VAR frustrent les Limbourgeois, Felice Mazzu en tête. À raison?

Scène étonnante devant les caméras de télévision et les journalistes de presse écrite, samedi soir. Fâché, Felice Mazzu dégaîne son smartphone pour prouver que le but du Standard n’était pas valable et que son équipe aurait dû quitter Sclessin avec un point. 

“Sur le but, tous mes joueurs s’arrêtent car le ballon est sorti. J'ai la preuve, des vidéos. Je ne comprends pas le VAR”,  assène l'ancien coach de Charleroi au micro de la Pro League. Un plaidoyer poursuivi en conférence de presse. 

“Normalement, je n’ai jamais recours à de tels moyens, mais Michel Preud’homme a aussi utilisé un ordinateur pour prouver qu’il avait raison (...) Le juge de ligne était juste en face de la phase. Ce sont des situations difficiles à accepter. Mais, c’est vrai, mes joueurs auraient dû réagir de manière plus professionnelle. Tant que l’arbitre ne siffle pas, vous devez continuer à jouer.”

“J’étais tout près de l'action et je suis sûr à 99% que le ballon est sorti”, embraie Theo Bongonda. “Nous avons ensuite visionné les images sur smartphone. Cela me semble clair. Je ne pense pas que je suis fou. Même les joueurs du Standard pensaient que le ballon était dehors. On ne méritait pas ça.”

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La capture d'écran utilisée par Felice Mazzu © Het Laatste Nieuws

“Pas de preuve objective”

Le VAR aurait-il dû intervenir pour appeler Monsieur Laforge à visionner l’écran de contrôle? 

“Le VAR n’avait pas d’images pouvant montrer que la balle avait complètement franchi la ligne de touche. Pour cela, il faut une caméra sur la ligne. Si le ballon touche encore la ligne de touche, il est toujours sur le terrain de jeu et doit continuer à être joué”, explique le département arbitrage dans un communiqué. “Si le VAR ne peut pas fournir une preuve claire (image) à l’arbitre que le ballon a franchi la ligne de touche, le VAR ne peut pas intervenir (décision factuelle).”

Un avis partagé par l’ancien arbitre Tim Pots. “Les images de la caméra la plus appropriée pour juger cette phase n'étaient pas utilisables car Bongonda masquait la vue’, avance-t-il dans Het Laatste Nieuws. “Felice Mazzu montre une image captée par la caméra tactique, placée derrière le but. De ce point de vue, il n’y a aucune preuve objective. Seule une caméra perpendiculaire à la ligne de touche, comme la goal-line technology ou l’œil de faucon au tennis, aurait donné une réponse définitive, dépourvue d'interprétation.