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Le sort d'Eric Gerets tourne à l'affaire d'Etat au Maroc

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Eric Gerets traverse une période difficile avec le Maroc, éliminé dès le premier tour de la Coupe d'Afrique des Nations. Comme nous l'expliquions récemment, il s'est attiré l'ire de la presse marocaine. A-t-il encore un avenir en équipe nationale? Est-il encore l'homme de la situation? Si certains observateurs se montrent indulgents vers lui, ses détracteurs n'hésitent pas à le traiter de "despote".

Soutien des joueurs
Gerets sera-t-il pour la dernière fois sur le banc du Maroc mardi contre le Niger? Si l'on se fie à la vox populi, l'entraîneur belge n'est pas le principal responsable du fiasco marocain à la CAN. Selon un sondage paru sur internet, ce sont plutôt la Fédération et les joueurs qui sont pointés du doigt. En tout cas, le Lion de Rekem peut compter sur la solidarité de ses protégés. Houcine Kharja, le capitaine de la sélection, a appelé la presse à être mesurée dans sa critique. "Nous avons un groupe très jeune. Pour grandir, nous avons besoin de votre soutien. Il ne faut pas remettre en question la place de notre sélectionneur", a-t-il déclaré.

Quoi qu'il en soit, le travail d'Eric Gerets sera bel et bien évalué, comme cela se fait partout. Le patron de la Fédération, Ali Fassi Fihri, procédera à un tour de consultations avec les autres dirigeants. Gerets et une délégation de joueurs devraient être entendus. Selon la presse marocaine, Fihri devrait lui apporter son soutien. Le révoquer apparaîtrait comme un désaveu cinglant pour celui qui avait fait de sa venue une priorité absolue. En outre, les indemnités de licenciement prévues dans son contrat n'inciteraient pas spécialement la Fédé marocaine à se séparer de Gerets. Son salaire annuel s'élèverait à environ 3 millions d'euros, ce qui en fait le coach d'Afrique le mieux rémunéré.

"Gerets a anéanti le rêve marocain"
S'il bénéficie du soutien des joueurs, Gerets s'est aussi mis à dos une bonne partie de la presse, qui l'accusait d'avoir "anéanti le rêve d'un peuple". "Il nous a fait croire qu'on pouvait gagner la CAN. Au lieu de cela, le Maroc a signé le plus mauvais résultat de son histoire. Jamais les Lions de l'Atlas n'avaient été éliminés après deux rencontres de poule", peut-on lire sur Atlassportinfo. Les reproches les plus fréquents? D'avoir sélectionné trop de joueurs en manque de rythme (Chamakh par exemple), sa méconnaissance de l'adversaire (Tunisie) et un stage de préparation peu adapté aux conditions de la CAN.

La Fédération en prend aussi pour son grade. Elle aurait donné beaucoup trop de latitude à Gerets en lui octroyant certains privilèges, ce qui lui aurait permis de se comporter en "despote". Vu l'ampleur du marasme, certains appellent même à la mise en place d'une enquête parlementaire. Soyez-en sûrs, le sort du coach belge est en train de tourner à l'affaire d'Etat au Maroc.

MB (avec Het Laatste Nieuws)

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