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Les arbitres belges constatent une augmentation de l'homophobie dans le football

Un arbitre sur six dans le football belge a dû faire face à l'homophobie ou à des chants blessants au cours des deux dernières saisons. Tel est l'un des résultats d'une enquête de Robin Cnops, étudiant à la VUB, commandée par la Fédération belge de football (RBFA), dont le journal flamand De Zondag rend compte ce dimanche.

L'étude a été réalisée sur la base d'une enquête menée en ligne auprès de 1.162 arbitres de toutes les divisions du football belge. Les résultats ont été publiés à l'occasion de la Journée internationale contre l'homophobie et la transphobie.

Quelques résultats remarquables : 16,8% des arbitres interrogés disent avoir été confrontés à l'homophobie au cours des deux dernières saisons et 31% au sein de ce groupe admettent être victimes d'homophobie tous les mois ou même plus fréquemment, ou voir un collègue y faire face. 45% des personnes qui ont répondu ont indiqué que la discrimination dans les domaines du racisme, du sexisme et de l'homophobie est en augmentation. 

L'enquête montre également que les supporters de football sont les principaux instigateurs de l'homophobie. Un quart des arbitres indiquent que c'est toujours ce groupe qui fait preuve de discrimination à leur égard ou à l'égard de leurs collègues. Quelque 13,6% des referees désignent également les joueurs comme responsables de ces déclarations homophobes.

“Chaque forme de discrimination est une de trop”

En outre, il semble que l'homophobie envers les arbitres soit la plus fréquente dans les séries amateurs nationales, avec 25 % de signalements. Le football professionnel est à peine moins impliqué avec 20 %.
Les arbitres sont moins souvent confrontés à l'homophobie envers les joueurs de football. Douze pour cent indiquent qu'ils ont déjà fait cette expérience.

La RBFA est consciente du problème. "Chaque forme de discrimination est une de trop", souligne An De Kock, corporate social responsability-manager au sein de la fédération de football. "Nous travaillons avec toutes les organisations faîtières pour limiter cela au strict minimum. Par exemple, il y a notre campagne annuelle "Football pour tous" et, à l'automne, nous organisons une conférence internationale sur l'acceptation des LGBTQ+ dans le monde du football. En outre, nous apprenons à nos arbitres, aux responsables de la sécurité et aux responsables des clubs professionnels comment agir contre la discrimination verbale. Le règlement de l'association a également été adapté afin que nous puissions le sanctionner plus sévèrement et plus efficacement. Nous voulons bannir du monde la haine des homosexuels et autres chants blessants".

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