Craig Bellamy, à la tête des Espoirs d’Anderlecht
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Craig Bellamy, à la tête des Espoirs d’Anderlecht © Photo News

Les confidences de Bellamy, coach des U21 d’Anderlecht: “Je suis en dépression”

L’ancien joueur de Liverpool et de Manchester City, aujourd’hui à la tête des Espoirs d’Anderlecht, s’est confié sur sa dépression, diagnostiquée il y a trois ans, au micro de la chaîne Sky Sports.

Craig Bellamy est arrivé à Neerpede dans les valises de Vincent Kompany il y a un an. D’un point de vue sportif, l’ancien international gallois a réalisé une bonne saison avec les U21 dont il est le responsable. Mais l’homme de 40 ans traverse une situation personnelle compliquée depuis plusieurs années.

“Pendant ma carrière, ma dépression était pire”

“Cela fait trois, quatre ans que j’ai été diagnostiqué comme dépressif. Je prends des médicaments depuis trois ans et c’est la première fois que j’en parle. Il y a des super-hauts, et des gros bas. Pendant ma carrière, ma dépression était pire, vraiment pire, il y avait ce côté émotionnel. J’avais peur de ne pas pouvoir répondre aux attentes. Je pouvais rentrer chez moi et ne pas parler pendant trois jours, même devant ma femme et mes enfants. Je m’enfermais dans ma chambre, c’était ma seule façon de lutter contre la dépression”, a-t-il confié à Jamie Carragher, son ancien coéquipier à Liverpool.

Son départ précoce de la maison parentale à Cardiff à 15 ans pour aller jouer à Norwich est peut-être à l’origine de son mal-être, alors qu’il se sentait très seul en Angleterre. “Parfois, je tombais endormi en pleurant. Jusqu’à ce jour, je considère que mes parents sont responsables de cette période. Ma rage et mon amertume n’ont pas encore disparu. Cette rage, je l’utilisais pour aller à la guerre avec de meilleurs adversaires que moi, comme Desailly ou Kompany”, explique-t-il.

“J’avais l’impression d’être sous la torture”

Ses nombreuses blessures pendant sa carrière de footballeur n’ont rien arrangé. “ Les blessures ont été si difficiles à guérir. J’avais l’impression d’être sous la torture. Pendant les trois dernières années de ma carrière, j’ai dû prendre des anti-inflammatoires tous les jours. Ce n’est pas ce que j’attendais de ma carrière de footballeur. Je ne voulais pas sprinter, ça me faisait trop mal”, se souvient-il.

“Vers 23 ans, j’ai eu une tendinite aux deux genoux, et je voulais que ma carrière s’arrête. Newcastle avait beaucoup investi sur moi, et j’avais l’impression que je ne pouvais pas justifier leur investissement. Je me souviens que Manchester United était intéressé par moi, mais je savais que je ne pourrais pas y aller. Je n’aurais pas pu rivaliser avec les autres joueurs. Devoir faire face à ça a été le moment le plus dur de ma carrière”, conclut-il.