Pär Zetterberg
Plein écran
Pär Zetterberg © Joel Hoylaerts / Photo News

Les licenciements coûtent cher à Anderlecht, mais d’autres têtes vont tomber

Des “raisons financières”. Voilà comment Anderlecht a justifié le licenciement de Pär Zetterberg. Selon HLN, l’assistant de Franky Vercauteren ne sera pas le seul employé du Sporting à prendre la porte ces prochains jours.

Karel Van Eetvelt, le nouveau CEO du club, a prévenu Zetterberg, dont il était autrefois un grand fan, par téléphone. “Désolé Pär, notre collaboration doit s’arrêter”, rapporte HLN. L’explication donnée par Anderlecht était d’ordre financier: “Nous devons faire des économies. Surtout en cette période de coronavirus”.

“Chaque fan d’Anderlecht est dégoûté”

Le communiqué de presse était sur la même longueur d’onde: “Le football professionnel fait face à un défi majeur en raison de l’épidémie du Covid-19. Des efforts sont demandés à tous les employés du club et aux membres du conseil d’administration. Ceci implique des décisions douloureuses”, a écrit le RSCA.

Les supporters n’ont pas validé cet argument: “Chaque fan d’Anderlecht est dégoûté”, a déclaré le Fan Board, l’organe qui assure le lien entre la direction et les supporters. À Neerpede, on s’interroge: “Préféreraient-ils que nous fassions faillite?” 

D’autres têtes vont tomber

En coulisses, il se dit que Zetterberg ne sera pas la dernière victime. Le CEO Van Eetvelt, assisté de son conseiller personnel Wouter Vandenhaute, procède actuellement à un examen approfondi du club. Les chiffres sont dans le rouge, et les deux dirigeants envisagent sérieusement de licencier des employés afin de garantir l’avenir du club. Selon HLN, Pieter Eecloo, membre de l’équipe de scouting, a déjà été invité à prendre la porte ces dernières heures. À court terme, la partie sportive (et la plus médiatisée) du club pourrait être épargnée, maintenant que Zetterberg a été sacrifié.

Salaire conséquent, rôle flou

Zetterberg avait un contrat à durée indéterminée au Parc Astrid. Sa description de poste n’était pas jugée suffisamment explicite. “Je n’avais pas de problème avec ma fonction. Elle était claire: je m’occupais des jeunes et des joueurs offensifs et cela me convenait très bien”, a réagi le Suédois de 49 ans auprès de VTM. La légende mauve avait un salaire élevé: entre 350.000 et 500.000 euros par an. Le RSCA doit maintenant lui verser une indemnité de licenciement similaire.

Des départs forcés aux grosses indemnités 

Il est frappant de constater combien coûte un licenciement sous Marc Coucke. Le limogeage de Hein Vanhaezebrouck a coûté 700.000 euros et le départ forcé de Herman Van Holsbeeck est évalué à 1,7 million d’euros, mais ce dossier doit encore être examiné par le CEPANI, le centre belge d’arbitrage et de médiation. Son successeur, Luc Devroe, est lui parti en janvier dernier avec une indemnité de 400.000 euros. De son côté, Frank Arnesen a quitté Anderlecht en octobre avec une prime de départ estimée à 600.000 euros.

Dernier élément: le départ de Zetterberg montre que Coucke n’a plus la même emprise à Neerpede. Il y a un an, Rutten réclamait le départ du Suédois mais s’était opposé au refus du dirigeant. Maintenant, ce sont Van Eetvelt et Vandenhaute qui mènent la danse.

Tant que le conseil d’administration est d’accord, Van Eetvelt est libre de diriger Anderlecht comme il le souhaite. Sa décision de dire au revoir à Zetterberg a été discutée à tous les niveaux. Vincent Kompany était également au courant.

Les licenciements sous Coucke:

Van Holsbeeck 1,7 million d’euros €

Vanhaezebrouck 700 000 euros

Arnesen 600 000 euros

Zetterberg 350 000 à 500 000 euros

Devroe 400 000 euros

  1. Dans une lettre ouverte, les clubs pros demandent une décision rapide à la Pro League

    Dans une lettre ouverte, les clubs pros demandent une décision rapide à la Pro League

    Une majeure partie des clubs professionnels belges ont demandé à la Pro League de prendre une décision rapide concernant la suite de la compétition de football. Ils l'ont fait dans une lettre ouverte adressée au président, au CEO et Conseil d'Administration de la Pro League envoyée par David Meekers, le président Saint-Trond et "soutenue par presque trois quarts des membres de la Pro League".