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“En football, on a toujours une chance”, estime Philippe Clement avant d’entrer en lice en Ligue des Champions. © Photo News

“On a déjà atteint notre objectif, mais on reste ambitieux...”

C'est une tradition belge qu'on peut trouver regrettable, mais elle a la vie dure. L'entraîneur du Club Bruges Philippe Clement ne s'en est pas caché à la veille de la première journée du Groupe A de la Ligue des champions de football, il vise la troisième place, qui permet de passer l'hiver et de poursuivre la campagne en Europa League. Il va de soi que dans cette optique, le match de mercredi soir (18h55) au Jan Breydel contre Galatasaray, est dans doute le plus important de la série.

"De toute façon", a dit l'ex-coach de Genk mardi en conférence de presse, "l'objectif qui était de se hisser dans cette phase de poules est déjà atteint. Cela ne veut évidemment pas dire qu'on va maintenant se reposer la-dessus, et se contenter de simplement figurer. Au contraire. On est ambitieux, et on veut toujours plus. On visera donc la victoire mercredi. D'autant qu'elle nous donnerait l'avantage sur Galatasaray dans la lutte pour la troisième place, alors que les chances resteront égales en cas de match nul. Perdre nous obligerait par contre à mener une course poursuite. Mais en cinq matches, cela resterait jouable. Les joueurs savent ce que j'attends d'eux. Ils doivent se donner à fond dans toutes les rencontres, vendre chèrement leur peau quel que soit l'adversaire. On va jouer pied au plancher mercredi, en espérant que cela suffira pour empocher les trois points. Sinon ce sera pour la fois suivante..."

Si les deux autres équipes du groupe, le Real Madrid et le Paris Saint-Germain, disposent de fonds financiers quasiment infinis qui leur permettent de viser la victoire finale dans cette Ligue des Champions, Clement n'a pas manqué de faire observer que le "Gala", est également bien plus riche que Bruges.

“Même derrière, ils ne sont pas si lents que ça”

"On essaye de rivaliser avec nos moyens, et d'en tirer le maximum", a-t-il dit. "Une équipe qui n'a pas de points faibles, cela n'existe pas. Il faut donc les trouver, et ensuite les exploiter. Cela dit j'ai noté que même derrière, ils ne sont pas si lents que ça. Il y a de la vitesse dans cette équipe de Galatasaray, à la fois puissante et rapide...".
Bruges avait raflé six points avec Ivan Leko la saison dernière, dans un groupe à peine moins relevé (Borussia Dortmund, Monaco et Atletico Madrid). "La preuve qu'en football on a toujours une chance", commente Clement à ce sujet. 

On peut s'attendre à voir l'équipe brugeoise type défier Galatasaray, avec peut-être une surprise devant, compte tenu de la baisse de régime de David Okereke, qui n'a plus marqué depuis le 10 août (contre Ostende). Le très véloce Loïs Openda, voire Mbaye Diagne (ex-Galatasaray !), pourrait prendre le relais.  "Okereke doit encore apprendre à déjouer des défenses renforcées comme celles d'Eupen ou du Cercle de Bruges, qui ne lui laissent aucun espace en championnat", admet Clement. "Ce qui est normal à son âge. Mais je vois bien à l'entraînement qu'il n'est pas du tout en méforme..."