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La joie des joueurs de Genk © BELGA

Pourquoi Genk fait un super champion de Belgique

Au terme d’une superbe saison, Genk a remporté le quatrième titre de champion de Belgique de son Histoire. Une récompense méritée pour un noyau talentueux et pour un entraîneur épatant.

• Car Genk a été régulier

Dès les premières journées de la phase régulière, Genk a trusté les premières places du championnat. À tel point que les spécialistes se demandaient si la belle forme des Limbourgeois arrivait trop tôt dans la saison. Mais il n’en était rien, Genk a poursuivi sur sa lancée de semaines en semaines. Seulement un petit coup de mou début 2019 est à mettre à l’actif des hommes de Philippe Clément suite à l’affaire Pozuelo, mais insuffisant pour perdre leur fauteuil de leader.

Genk a terminé la phase régulière avec sept points d’avance, transformés en quatre au début des playoffs. Puis les coéquipiers de Trossard ont tranquillement maîtrisé leur avance jusqu’au bout, sans jamais paniquer et avec une sérénité folle.

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• Car le noyau de Genk est talentueux

La liste des joueurs talentueux à Genk est longue. Plusieurs joueurs ont complètement explosé cette saison. Samatta a pris une autre dimension en devenant le meilleur buteur du championnat, Maehle s’est imposé comme l’un des meilleurs arrières droits de Belgique, Berge a rayonné au milieu de terrain, et les performances de Trossard, surtout en début de saison, ont grandement aidé son équipe.

Le tout accompagné de valeurs sûres, comme Dewaest, Malinovskyi, Pozuelo en début de saison, ou encore Ndongala. Bref, un noyau parfaitement équilibré entre jeunes talents et joueurs plus expérimentés. Reste à savoir qui dans ce beau petit monde cèdera aux sirènes de l’étranger. Car des convoitises, il y en aura…

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• Car aucun concurrent n’a été à sa hauteur

Genk a été étincelant, mais il ne faut pas oublier qu’en juillet, les hommes de Philippe Clément étaient loin d’être les favoris. Tenant du titre, Bruges n’est pas parvenu à remettre le couvert. À la lutte pour le titre presque jusqu’au bout, le Club a été nettement moins souverain que la saison dernière. Plus de points lâchés bêtement, moins de maîtrise dans le jeu, et Genk en a profité.

Le Standard n’a également pas eu la régularité pour espérer mieux que la troisième place (les Rouches peuvent encore terminer quatrièmes). De grandes performances face aux gros, mais des difficultés à l’extérieur trop importantes pour aspirer au titre. Et que dire d’Anderlecht, dont la saison a été très décevante. Les Mauves peuvent encore terminer sixièmes et donc ne pas se qualifier pour la Ligue Europa la saison prochaine.

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• Car Genk a finalement bien digéré l’épisode Pozuelo

Alejandro Pozuelo a éclaboussé la première partie de saison de son talent. Des passes décisives lumineuses, une omniprésence dans le jeu de son équipe qui faisait rayonner les siens. Oui mais voilà, l’Espagnol est parti au bras de fer en janvier pour partir à Toronto. Le club limbourgeois a d’abord été contre, avant d’être forcé de céder à la demande de son milieu offensif au terme d’un long feuilleton.

Cet épisode a d’abord eu un léger impact sur les résultats de Genk. L’élimination décevante en Ligue Europa est survenue à ce moment, tout comme une série de cinq matchs sans victoire, fait rare dans l’impressionnante saison des nouveaux champions. Mais une fois le transfert de Pozuelo officialisé, le noyau s’est ressoudé et Genk a retrouvé son efficacité et sa maîtrise.

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• Car Philippe Clément a été le cerveau de cette équipe

“Je me suis parfois surpris cette saison et c’est en partie grâce au coach. Il s’est toujours soucié de savoir si je me sentais bien à ma position, si je jouais avec confiance. Sa part dans le titre est très grande, c’est le cerveau de ce sacre”. Ces propos sont ceux de Joakim Maehle après la rencontre face à Anderlecht jeudi soir. Cela en dit long sur l’importance de Philippe Clément dans ce titre.

Le technicien a géré d’une main de maître son talentueux noyau. Sa rotation a permis de concerner tout le monde, les jeunes étaient décomplexés sur le terrain. Chacun jouait son rôle et savait ce qu’il avait à accomplir. On peut le dire, Philippe Clément a tiré le maximum de ses joueurs. Et c’est la définition d’un bon coach. Une telle saison va forcément faire des envieux. Le coach sera-t-il encore à Genk la saison prochaine pour diriger ses joueurs en Ligue des Champions?

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• Car Genk a été présent dans les gros matchs

Un 10 sur 12 contre Anderlecht, un 12 sur 12 contre La Gantoise, un 7 sur 9 contre le Standard, un 4 sur 12 contre Bruges et un 7 sur 12 contre l’Antwerp. Tel est le bilan de Genk face aux cinq équipes qualifiées pour les playoffs. Autant dire que les coéquipiers de Dewaest ont su répondre présents dans les grands rendez-vous. Impressionnant pour une équipe composée de plusieurs jeunes. Genk a principalement obtenu son titre grâce à cette régularité. Très peu d’accrocs, et de très bons résultats obtenus face aux “gros” et face aux “petits”.

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