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Cinq points sur 24: Vincent Kompany n’avait sans doute pas imaginé un départ aussi catastrophique. © Photo News

Rideau, déjà, sur les ambitions d’Anderlecht cette saison?

Le Sporting d’Anderlecht a encore pris un coup sur la tête, dimanche soir, au Jan Breydelstadion. Les Mauves ont pourtant mené, mais n’ont fait illusion que durant quelques secondes contre le Club de Bruges. Les Blauw en Zwart étaient largement supérieurs et les doutes pourraient  doucement commencer à gangréner la maison mauve. Doit-on encore attendre quelque chose du Sporting cette saison? Et même si la saison est encore longue, la question a le mérite d’être posée, alors qu’Anderlecht est plus proche de la lanterne rouge que du top six. 

Huit matchs de championnat, une seule victoire (contre le Standard, mais ça ne change rien à l’affaire), cinq défaites, cinq petits points au compteur et seulement deux unités d’avance sur le trio qui se partage la dernière place du classement: personne n’avait vu venir le début de saison aussi catastrophique qui attendait Vincent Kompany et le Sporting d’Anderlecht. 

Et pourtant, le constat est, sans doute, encore plus lourd après le revers subi à Bruges: si on a loué les intentions et la qualité du football proposé par les Mauves depuis le début de saison, le navire a pris l’eau contre une équipe brugeoise plus mature, plus incisive, plus inspirée... tout simplement (beaucoup?) plus forte que celle d’Anderlecht. La différence était criante, dimanche, au Jan Breydel et c’est certainement la défaite la plus inquiétante de la saison pour le Sporting. 

Car jusqu’ici, le staff, les joueurs et même la direction pouvaient encore se cacher derrière l’argument du football, du projet, mais à Bruges, Anderlecht n’a pas existé dans le jeu. Même s’il convient de relativiser, évidemment: Bruges a sans doute le plus bel effectif de la Pro League, dispose, avec Clement, de l’un des meilleurs coachs du championnat, et peut construire sur les bases de la saison dernière, alors qu’Anderlecht est reparti de zéro, avec un tout nouveau projet. Il y a quelques semaines, Samir Nasri confiait qu’il avait fallu des mois à Pep Guardiola pour mettre en place ses idées à City. Vincent Kompany veut s’en inspirer avec de très jeunes joueurs. Ça pourrait donc prendre encore plus de temps. 

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Le plus mauvais match des Mauves, dimanche, à Bruges? © Photo News

“Je crois encore au titre”

Car la force collective brugeoise et la jeunesse anderlechtoise n’expliquent pas tout non plus. Dimanche, c’est tout l’effectif du Sporting (excepté un très bon Van Crombrugge) qui est passé à côté de son sujet. Pourtant, et malgré ce “plus mauvais match de la saison” (dixit Simon Davies), le discours ne change pas côté bruxellois. La direction et le staff le répètent à l’envi depuis l’inauguration de cet exercice 2019-2020: “tout le monde croit au projet de Vincent Kompany”, “les progrès sont visibles”, il “faut du temps”. 

Un discours que les joueurs ont visiblement intégré. Alexis Saelemaekers y est même allé d’une déclaration qui n’est pas passée inaperçue dans les coulisses du Jan Breydel, à l’issue de la partie. “Il n’y a rien de perdu dans l’optique des playoffs 1 et je crois certainement encore au titre”, insiste le Diablotin. 

La Coupe pour rebondir? 

Il va d’abord falloir digérer la petite claque reçue à Bruges. “La déception est énorme dans le vestiaire. Mais dès lundi, nous devrons nous relancer et l’avantage c’est qu’il y a un match qui arrive déjà mercredi pour vite oublier cette mauvaise soirée contre Bruges”, analyse pour sa part Hendrik Van Crombrugge. 

Une victoire contre le Beerschot, au premier tour de la Coupe, pourrait, en effet, relancer les Mauves. Mais une élimination précipiterait un peu plus les troupes de Vincent Kompany dans la crise, avant de recevoir Waasland-Beveren, le week-end prochain: un match que les Anderlechtois devront absolument gagner. En une semaine, Anderlecht va donc, peut-être, déjà jouer la suite de sa saison. 

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On continue de prôner la positive attitude à Anderlecht. Jusqu’à quand? © BELGA