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Roger Vanden Stock tacle Marc Coucke: “Il a tout emporté, même mon passé”

Dans un entretien accordé à De Morgen, Roger Vanden Stock adresse quelques flèches à son successeur Marc Coucke. “Il a tout emporté, même mon passé”, assure l'ancien président du Sporting avant de porter un regard critique sur le football moderne. “L’argent a tout gâché: la beauté du jeu, le plaisir, les amitiés.”

L’ère Coucke à Anderlecht ne semble pas obtenir les faveurs de Roger Vanden Stock. Loin de là. Et le récent changement de nom de l’enceinte bruxelloise, rebaptisée Lotto Park en lieu et place de Stade Constant Vanden Stock, n’a sans doute fait que renforcer la tendance. 

“Même mon passé a été emporté par le nouveau propriétaire. Tout ce qui venait de l’ancien Anderlecht devait partir. Dehors, démission. Il n’y avait visiblement plus rien de bon dans la riche histoire du club. Le sentiment de fierté s'apparentait presque à une faute (...) Bien sûr, je suis toujours Anderlecht, mais seulement à la télévision et via les médias.”

“Une semaine avant le début de la saison, on m’a dit qu’il y avait une place pour moi en tribune d'honneur. Je ne pense pas que je vais beaucoup l’utiliser. L’argent a tout gâché dans le football: la beauté du jeu, le plaisir, les amitiés. J’ai été président d’Anderlecht pendant 21 ans et je n’avais plus un seul véritable ami.”

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Kompany futur grand patron?

L'ancien homme fort d'Anderlecht s'étonne de l’indulgence affichée par le public mauve malgré les résultats négatifs. “Je ne comprends pas pourquoi les fans sont soudainement devenus si doux. Herman Van Holsbeeck et moi avons été attaqués pour bien moins que cela. (...) C’est une illusion de penser que l’on peut viser le titre avec autant de jeunes. Ils ont encore besoin d’au moins deux ou trois ans pour mûrir. Vous l’avez vu contre Ostende: après quinze minutes, c'était terminé.” 

Concernant l’avenir à long terme du club, il avance qu’un accord existe entre Marc Coucke et Vincent Kompany. “Si Vince réussit sa mission footballistique, il deviendra ensuite le grand patron. Coucke disparaîtra alors tranquillement du monde du football. L’avenir d’Anderlecht commence dans deux ou trois ans.”