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Arsenal renversant, Manchester United déprimant

Arsenal, réduit à 10 en première période, reste dans le bon tempo en venant à bout d'Aston Villa, alors que Manchester United, battu, est relégué à 10 points.

Equipe à la technique et au potentiel offensif alléchant, Arsenal a aussi montré qu'il avait du caractère dimanche. En infériorité numérique toute la seconde période et menés deux fois au score, les Gunners ont fini par renverser le promu Aston Villa (3-2) grâce à un coup-franc de Pierre-Eymeric Aubameyang à six minutes de la fin, son 7e but toutes compétitions confondues et sa 16e réalisation sur les 16 derniers matches.

Aston Villa a ouvert la marque par John McGinn (20e, 0-1) mais les Gunners ont répliqué par Nicolas Pepe sur penalty provoqué par Engels (59e, 1-1). Villa alignait plusieurs joueurs ayant transité par le championnat de Belgique, Marvelous Nakamba, Mahmoud Trezeguet Hassan et Wesley, qui a redonné l’avance aux visiteurs (60e, 1-2). Ce but de l’ex-Brugeois n’a pas assommé les Gunners qui ont empoché la victoire grâce à Calum Chambers (81e, 2-2) et à Pierre-Emerick Aubameyang (84e, 3-2) sur un coup franc pour une faute d’Engels.

Manchester United décroche

Médiocre 8e avec 8 points, déjà 10 de moins que Liverpool, les Red Devils ont fait une très mauvaise opération en perdant à West Ham, surprenant 5e de Premier League, à deux points seulement de Manchester City, 2e avec 13 unités. Plus encore que le bilan comptable, c'est l'impression d'équipe dans le brouillard donnée par Manchester qui inquiète.

Déjà privé sur blessures de Paul Pogba et d'Anthony Martial, ManU pourrait aussi avoir à se passer de Marcus Rashford, sorti après une heure de jeu en boitant, après avoir été une nouvelle fois très décevant, à l'image de ce ballon cafouillé alors qu'il partait au but vers la 20e minute.

La production offensive a été quasiment nulle et défensivement, l'impression n'a pas été meilleure, à l'instar du manque d'agressivité flagrant sur l'ouverture du score, sur un bel enchaînement d'Andriy Yarmolenko juste avant la pause (1-0, 45e).

Le deuxième but, sur un coup-franc direct à six minutes de la fin, ne doit, lui, rien à personne, mais la mine dépitée de Ole Gunnar Solskjaer sur le banc dans les derniers instants du match montre l'ampleur de la tâche pour l'entraîneur norvégien de United.

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