Plein écran
© afp

La découverte du corps d'Emiliano Sala change beaucoup de choses

UpdateAvec l'identification du corps d'Emiliano Sala et l'officialisation de son décès, les compagnies d'assurance vont pouvoir commencer à travailler pour déterminer les responsabilités et résoudre la question de l'indemnisation des parties.

Plein écran
© afp
Plein écran
© ap
Plein écran
© afp
Plein écran
© afp
Plein écran
© afp
Plein écran
© afp
Plein écran
© afp
Plein écran
© afp

Le Parisien se penche ce vendredi sur les conséquences juridiques et financières de la découverte de la dépouille d'Emiliano Sala. En effet, avec ce certificat de décès, Cardiff City, son employeur officiel, va pouvoir se tourner vers sa compagnie d'assurance, Lloyd's of London. Ce qu'il n'avait pu faire jusque là. Il va pouvoir également être remboursé, en partie, du coût du transfert.

Le Daily Telefraph évoque la moitié du montant total à la charge de la compagnie d'assurance. 

La responsabilité
du transporteur aérien
Or, jusqu'à preuve du contraire, le transporteur aérien (Southern Aircraft Consultancy) est considéré comme responsable du crash. Pour le moment, il est difficile de connaître le niveau de solvabilité de la compagnie, précise Alexandra Cohen-Jonathan, spécialiste du contentieux des assurances, au quotidien français. 

Le FC Nantes attend
ses 17 millions d'euros
Pendant ce temps-là, le FC Nantes attend toujours son argent, soit les 17 millions d'euros du transfert finalisé d'Emiliano Sala. La direction du club français avait menacé d'engager des poursuites judiciaires en cas de non versement, et ce avant même que le corps du joueur ne soit retrouvé. 

Cardiff va devoir payer 
Sur ce point, l'experte précise que Cardiff City ne pourra pas faire patienter Nantes éternellement ni imposer aux Français un paiement par sa compagnie d'assurance, en raison de délais beaucoup plus longs qu'une transaction normale. Non seulement Nantes n'a manifestement aucune intention d'attendre la fin de l'enquête mais le club pourra en outre exiger l'exécution du contrat voire demander des sanctions et des pénalités de retard, le cas échéant.

Point de pénalité?
Selon l'expert en droit sportif Gianpaolo Monteneri, relayé par The Evening Standard, Cardiff risque aussi des points de pénalité en Premier League si le club n'honore pas ses dettes à l'égard du FC Nantes. 

Rappel des faits
Emiliano Sala avait organisé seul son voyage de Nantes à Cardiff. Il a disparu avec son pilote privé au large de l'île de Guernesey, dans la Manche, ce 21 janvier dernier, deux jours à peine après avoir conclu son tranfert à Cardiff, club dont il n'aura finalement porté le maillot que le jour de sa présentation à la presse... 

Le père de Sala: "Au moins, on l'aura ici" à Progreso
Horacio Sala fait peine à voir, depuis la confirmation de la mort d'Emiliano, il a l'air perdu et se prépare à enterrer son fils à Progreso, un village argentin qui vibrait au rythme des exploits du footballeur. "Au moins, nous savons que nous allons l'avoir ici, on pourra déposer une fleur sur sa tombe et se souvenir de lui, toujours", a confié à l'AFP Horacio Sala, la voix chancelante.

Après l'annonce jeudi que le corps repêché dans l'épave de l'avion qui avait disparu au-dessus de la Manche le 21 janvier était celui de son fils, Horacio Sala a évité les journalistes qui assiégeaient sa maison. Il prend des tranquillisants pour gérer la situation.

"C'est incroyable, c'est triste tout ça", déplore le père du footballeur, fauché au meilleur moment de sa carrière, alors qu'il s'apprêtait à goûter au parfum de la Premier League avec Cardiff, après avoir explosé à Nantes.

Sa carrière, poursuit-il, "a été très courte", trop courte, Emiliano Sala n'avait que 28 ans. Le père éploré loue "la personnalité" de l'ancien attaquant de San Martin de Progreso, "sa conduite exemplaire". "C'était un enfant humble, du village (...), très simple", dit fièrement Horacio Sala. Le rapatriement du corps d'Emiliano Sala vers l'Argentine, à 13.000 km du lieu de la tragédie, n'est pas encore programmé.

Plein écran
© afp
Plein écran
© afp

Appel aux dons pour retrouver le pilote de l'avion
La famille de David Ibbotson, le pilote britannique de l'avion qui s'est abimé dans la Manche alors qu'il transportait le footballeur argentin Emiliano Sala, a lancé un appel aux dons sur internet pour relancer des recherches afin de le retrouver. Les enquêteurs britanniques ont récupéré mercredi un corps, identifié jeudi comme étant celui de l'ex-attaquant du FC Nantes, mais ont dû interrompre leurs recherches en raison des mauvaises conditions météorologiques affectant le site où se trouve la carcasse de l'avion, à une vingtaine de kilomètres au nord de l'île anglo-normande de Guernesey.

"Le fait d'apprendre que les recherches ont été interrompues à court terme n'a fait que rendre cette période tragique plus difficile", écrit la famille du pilote sur le site Gofundme. "Nous comptons sur la gentillesse des gens de cœur pour nous aider à recueillir les fonds dont nous avons tant besoin pour retrouver notre père, mari et fils bien-aimé", ajoute-t-elle. "Aidez David Ibbotson à rentrer chez lui et obtenir les adieux qu'il mérite".

Samedi matin, l'appel aux dons avait réuni un peu plus de 25.000 livres (29.000 euros), sur les 300.000 demandés (343.000 euros).

Le retrait du numéro 9 au FC Nantes n'est pas définitif
Le retrait du maillot floqué du numéro 9 au FC Nantes, en hommage à Emiliano Sala, décédé dans un accident d'avion au dessus de la Manche le 21 janvier, n'est pas définitif, a-t-on appris samedi auprès du club.

"C'est une tragédie, je suis anéanti. Emiliano a laissé son empreinte. C'est pourquoi, comme beaucoup de supporters, je souhaite l'honorer à nouveau en retirant le numéro 9", avait déclaré le président Waldemar Kita dans un communiqué vendredi.

S'il ne disait pas explicitement que la mesure était définitive, c'est ainsi qu'elle a été interprétée, en référence à une pratique relativement fréquente dans les sports américains, le basket (NBA) ou le hockey sur glace (NHL), par exemple.

Mais une source au sein du club a précisé à l'AFP samedi que le numéro 9 sera réattribué dans les années à venir.

"Pour le moment il ne sera pas donné en hommage à +Emi+ et parce que ce serait trop lourd à porter pour un joueur dans le contexte actuel. Mais dans cinq ou dix ans, il y aura sans doute un autre numéro 9 à Nantes", a expliqué cette source.

Il est plus compliqué de "retirer" définitivement un numéro dans le championnat de France de football que pour la NBA et la NHL, dans des sports qui se jouent à 5 ou 6 et pas à 11 et où les maillots peuvent aller de 1 à 99 - voire même 0 ou 00 - sans restriction.

La Ligue de football professionnel (LFP) limite à 30 le nombre de noms figurant sur la liste de joueurs qui peuvent participer à la compétition, et ils doivent être numérotés de 1 à 30, le numéros 1, 16 et 30 étant réservés d'office au gardien et le 40 disponible pour un éventuel 4e gardien. .