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Le coronavirus va toucher le marché des transferts: “On s’attend à un creux”

Les conséquences de la pandémie de coronavirus seront également ressenties et visibles sur le marché des transferts dans le football, a déclaré l'économiste du sport allemand Christoph Breuer dimanche à l'agence de presse allemande DPA.

"On s'attend à un creux. Surtout pour les joueurs en-dessous du vrai top mondial, pour qui le prix maximal ne sera plus payé. La valeur marchande des stars restera plus ou moins stable. Ils sont d'une grande valeur pour les grands clubs qui sont aussi puissants financièrement et pourraient traverser la crise sans encombre.”

Une crise chiffrée en milliards

Entre-temps, il est évident que la crise coûtera des milliards au football et des solutions doivent donc être cherchées. "Les clubs peuvent éventuellement travailler avec des noyaux plus petits et doivent voir individuellement comment ils peuvent baisser leurs coûts.”

L'année dernière, tous les clubs à travers le monde ont dépensé 7,35 milliards de dollars (6,63 milliards d'euros) en transferts, soit une augmentation de 5,8% par rapport à 2018. 76% du montant total venait de l'ensemble des clubs européens avec 5,05 milliards d'euros. Les clubs anglais s'étaient montrés les plus dépensiers avec 1,36 milliards d'euros devant l'Espagne avec 1,15 milliards d'euros. Avec 164 millions, la Belgique s'était classée huitième devant, entre autres, le Portugal, les Pays-Bas et la Turquie.

Les transferts sortants en Belgique ont rapporté 266 millions aux clubs, soit une augmentation de 64,6% et une neuvième place mondiale. L'Angleterre occupe là aussi la première place avec un montant de 874 millions.
Avec 102 millions d'euros, la Belgique est le sixième pays mondial avec une balance positive. L'Angleterre est, elle, le plus mauvais élève avec une balance négative de 486 millions d'euros.