Plein écran
15 ans après le miracle d’Istanbul, Liverpool soulève à nouveau la Coupe aux grandes oreilles. © AP

Magic Origi envoie les Reds au septième ciel

VidéoBattus en finale de Ligue des Champions l’an dernier, vice-champions d’Angleterre pour un petit point cette saison, les Reds de Liverpool tiennent enfin leur revanche et un premier sacre majuscule sous la conduite de Jurgen Klopp. Après le récital d’Eden Hazard, mercredi en finale de l’Europa League, c’est un autre Diable Rouge qui s’est mis en évidence ce soir, contre les Spurs de Tottenham (2-0). Divock Origi, monté à l’heure de jeu, qui a libéré Liverpool dans les derniers instants, alors que Mohamed Salah avait ouvert le score après moins de deux minutes. Déjà double buteur contre le Barça en demi-finale, Origi est l’improbable héros de cette Ligue des Champions 2018-2019 complètement folle.  14 ans après le miracle d’Istanbul, Liverpool s’offre la sixième Ligue des Champions de son histoire et efface de nombreuses années de frustration. 

Le match 

Un cran en-dessous de ce qu’on a vu cette saison en Ligue des Champions

Remontada, renversements de situation, scénarios invraisemblables: le cru 2018-2019 de la Ligue des Champions restera dans les annales, mais ce sera moins le cas de cette finale 100% anglaise. Et pourtant, ça avait démarré sur les chapeaux de roue, puisqu’après moins de deux minutes de jeu, Mo Salah, grand malheureux de la finale 2018, ouvrait le score sur penalty. 

Mais la suite fut beaucoup moins spectaculaire: des Reds dans un fauteuil, des Spurs pas très inspirés, la première période fut plutôt décevante. Obligés de réagir, les hommes de Mauricio Pochettino ont retrouvé des idées après le repos. Mais la conclusion leur a fait défaut. Un problème que ne connaît visiblement pas Divock Origi. Laissé sur le banc au profit de Firmino, le héros d’Anfield Road a eu droit à sa demi-heure de jeu et ça lui a suffi. Trois ans après Yannick Carrasco, un autre Belge  inscrit un but en finale de Ligue des Champions. Mais celui-là viendra compléter le contingent des joueurs noir-jaune-rouge au palmarès de la C1. Eric Gerets et Daniel Van Buyten ont enfin trouvé à qui parler: Simon Mignolet et Divock Origi les rejoignent dans l’histoire du football belge en tant que vainqueurs de la Ligue des Champions. Une joie que ne connaîtront pas Toby Alderweireld (qui perd là sa deuxième finale de C1) et Jan Vertonghen, pourtant auteurs d’une superbe campagne européenne cette saison. 

Plein écran
Frappe puissante du gauche: Origi a (encore) libéré tout Liverpool. © AFP

Le moment marquant 

La frappe libératrice de Divock Origi

Le conte de fée de Divock Origi aura donc connu un Happy End cette saison. Quasiment sevré de temps de jeu pendant toute la saison, le Diable Rouge a su saisir ses chances pour se mettre les supporters de Liverpool dans la poche. Buteur décisif dans le derby de la Mersey, si cher aux fans des Redsn héros de la Remontada contre le Barça et maintenant buteur en finale de Ligue des Champions. Une saison incroyable pour l’ancien Lillois, passé d’indésirable à véritable héros de Liverpool en quelques mois à peine. 

Plein écran
Après le Barça et le derby, Divock Origi ajoute une finale de Ligue des Champions à son tableau de chasse de la saison. © AP

L’homme du match

Alisson Becker 

Le contraste est saisissant avec la désillusion connue par Liverpool à Kiev l’an dernier. Ce n’est pas si facile de désigner un homme du match à l’issue de cette finale 2019, mais, par analogie avec les déboires de Loris Karius l’an dernier, Alisson Becker mérite ce statut. Le gardien brésilien n’a pas connu les 90 minutes les plus agitées de sa carrière sur la pelouse du Wanda Metropolitano de Madrid, mais il a su faire la différence en repoussant toutes les tentatives cadrées des Spurs. Un trophée se gagne avec un grand gardien entre les perches et les millions déboursés par les Reds pour s’attacher les services du dernier rempart de la Seleçao trouvent, ce soir, tout leur sens.

Plein écran
Sobre et efficace, Alisson Becker a fait le job entre les perches de Liverpool. © Photo News

La stat

108

108 secondes, c’est le temps qu’il aura fallu à Mohamed Salah pour ouvrir la marque dans cette finale. On n’avait plus vu un but aussi rapide en finale de Ligue des Champions depuis... 2005. Ce soir-là, à Istanbul, Paolo Maldini avait idéalement lancé l’AC Milan en finale contre Liverpool, en déflorant le marquoir après 50 secondes. Mais ce sont bien les Reds qui avaient soulevé le trophée. 

Plein écran
Une belle revanche pour Mo Salah qui avait dû abandonner ses partenaires avant même la mi-temps l’an dernier. © AP

Le tweet 

La décla

Citation

On a été un peu trop timide devant et on s'est réveillé dans les quinze dernières minutes, c'est un peu dommage.

Hugo Lloris au micro de BFM

La question 

Fallait-il faire débuter Harry Kane? 

L’idée n’est évidemment pas d’accabler l’attaquant anglais qui s’est battu devant, mais qui n’a eu que très peu de bons ballons à se mettre sous la dent. Mauricio Pochettino a fait un choix et il l’a assumé. Mais Harry Kane était en manque cruel de rythme et dans une finale de Ligue des Champions, ça se ressent inévitablement. Étonnant d’ailleurs de voir que le héros du la demi-finale contre l’Ajax, Lucas Moura, avait débuté sur le banc. 

Mais ce n’est pas juste Harry Kane qui a manqué son match, c’est toute la ligne offensive des Spurs qui est passée à côté de son sujet. Un Dele Alli transparent, un Heung-Min Son maladroit et un Harry Kane en panne de repères, ça fait beaucoup pour une finale de Ligue des Champions. Et l’issue était inévitable pour de valeureux Spurs. 

Plein écran
Sale soirée pour la star de Tottenham. © AFP