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Le logo de l'Euro 2020 à Bruxelles

UpdateBruxelles a mis mercredi les petits plats dans les grands pour la présentation de son logo pour l'Euro 2020, lors d'une cérémonie en présence notamment du bourgmestre Yvan Mayeur, du président de l'Union belge François De Keersmaecker et du vice-président de l'UEFA Michael Van Praag. Le logo comporte un pont, thématique centrale du prochain championnat d'Europe organisé pour la première fois dans treize villes, inspiré par celui qui surplombe l'avenue Jean Sobieski, à Laeken.

Alain Courtois et Yvan Mayeur, au premier plan
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Alain Courtois et Yvan Mayeur, au premier plan © photo_news
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Les autorités bruxelloises et l'UEFA ont convié mercredi la presse dans la grande salle de l'hôtel de ville. Une réplique géante du trophée Henri Delaunay avait été installée sur la Grand-Place, suscitant la curiosité des passants, tandis que la coupe soulevée par le Portugal en juillet dernier a été apportée par des jeunes footballeurs de Forest en maillot des Diables Rouges.

Le bourgmestre Yvan Mayeur a commencé par souligner la position centrale et interconnectée de Bruxelles et l'expérience de la ville en matière d'organisation d'événements sportifs tant de haut niveau, comme le Mémorial Van Damme, que populaires, à l'image des 20 km de Bruxelles. Il s'est montré confiant quant à l'évolution positive du dossier du stade qui doit accueillir trois rencontres de la compétition, dont deux des Diables Rouges si ceux-ci se qualifient.

Des treize villes retenues par l'UEFA, Bruxelles est la seule dont l'enceinte n'est pas encore sortie de terre. La date de début des travaux est toujours incertaine et les questions de plusieurs communes impliquées demeurent nombreuses. Pour la vidéo de présentation des différentes villes hôtes projetée lors de la cérémonie, on a dès lors dû, dans le cas de Bruxelles, se contenter d'un plan de la maquette du futur Stade national.

En l'absence du chef du gouvernement bruxellois, le ministre régional des Finances Guy Van Hengel a, lui, fait part de sa volonté de profiter du tournoi, et des retombées espérées, pour offrir des infrastructures sportives de qualité aux générations futures.

Il espère également qu'un Euro couronné de succès permettra à Bruxelles d'accueillir d'autres grands événements sportifs, comme les Championnats d'Europe d'athlétisme ou le départ du Tour de France. En matière de tourisme, M. Van Hengel a insisté sur les capacités hôtelières de la capitale et sur le rôle important qui incombera à l'office régional VisitBrussels pour accueillir et diriger les visiteurs qui se déplaceront pour l'événement.

Le président de l'URBSFA, François De Keersmaecker, s'est félicité du "succès" de l'Euro 2000 pour la fédération, ce qui a permis la création du centre national de Tubize, et assuré que le football belge "sera prêt".

Après une intervention enregistrée et plutôt formatée du président de l'UEFA Aleksander Ceferin, le vice-président Van Praag a rappelé la genèse du projet de Michel Platini d'organiser un championnat d'Europe dans treize pays différents au lieu d'un ou deux comme cela avait toujours été le cas. Il a souligné la qualité, notamment commerciale, de l'offre de la Belgique et assuré que celle-ci bénéficiait de la confiance de l'instance européenne, en dépit des difficultés posées par le dossier du stade.

Le Néerlandais a aussi fait part des bons souvenirs qu'il avait de l'Euro belgo-néerlandais et rendu hommage à M. De Keersmaecker, qui est, selon lui, le président de fédération nationale de football "le plus apprécié de ses supporters".

Avant que le logo soit dévoilé, le président du comité d'organisation Alain Courtois, qui était déjà à la tête de l'Euro 2000, a rappelé le rôle de précurseur joué par les "plats pays" à l'époque, puisqu'il s'agissait de la première co-organisation d'une compétition majeure. L'échevin bruxellois a souligné l'importance de créer une "image positive pour répondre au climat négatif" qui entoure Bruxelles depuis plusieurs mois.

Evoquant les témoignages de maires de villes ayant accueilli le dernier Championnat d'Europe comme Alain Juppé ou Gérard Collomb, il se dit convaincu des énormes retombées économiques d'un tel événement, qui offrirait "un héritage pour des décennies". M. Courtois appelle dès lors toutes les forces vives du pays à se mobiliser et à rejoindre le projet.

Il espère que la dynamique de la compétition aura un effet positif sur l'ensemble des stades belges, contrairement à ce qu'il s'était passé après l'Euro 2000, dont les stades étaient déjà obsolètes quelques mois à peine après la fin du tournoi. "Par manque d'ambition, on a mis des emplatres sur des jambes de bois, des rustines qui ont fini par craquer. La Gantoise a maintenant donné le ton (avec la Ghelamco Arena, ndlr), il faut que les autres suivent. Il est temps que le sport numéro un en Belgique dispose d'infrastructures logiques."

L'homme fort de la candidature bruxelloise a aussi annoncé que la capitale espérait jouer un rôle majeur durant la compétition, en obtenant l'organisation du centre de presse international.

Par ailleurs, il estime qu'il serait "débile" qu'une solution ne puisse pas être trouvée pour le Mémorial Van Damme, dont le maintien à Bruxelles après 2020 est très incertain. La future démolition du Stade Roi Baudouin, qui semblait actée, ne serait désormais plus qu'une option parmi d'autres. Les autorités de la Ville, qui ont la volonté d'accueillir toujours plus de grands événements, ne lâcheront pas et feront tout pour parvenir à conserver le meeting, assure M. Courtois.