Abrini se victimise: "Je ne ferais pas de mal à une mouche"

VideoMohamed Abrini et Osama Krayem, tous les deux inculpés pour participation aux attentats de Bruxelles, jouent la carte de la victimisation.

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Le premier dit avoir été "forcé" par les frères El Bakraoui d'accompagner les deux kamikazes jusqu'à l'aéroport de Zaventem. Selon sa version des faits, il n'aurait pas déclenché sa charge explosive intentionnellement. "Je n'ai jamais été en Syrie, je ne ferais pas de mal à une mouche", explique celui qui a véhiculé Salah Abdeslam à Paris juste avant les attentats du 13 novembre à Paris.

Il minimise son rôle
Par ces déclarations, il entend évidemment minimiser son rôle dans les attentats de Bruxelles et rejette donc la responsabilité sur Ibrahim et Khalid El Bakraoui.

Quant à Osama Krayem, aperçu le 22 mars à la station de métro Pétillon en compagnie de Khalid El Bakraoui, il clame son innocence. Selon ses dires, le sac qu'il aurait donné au kamikaze de Maelbeek était totalement vide. Lui-même portait également un sac à dos, qui n'a toujours pas été retrouvé. La police craint qu'il contienne également du TATP.

Repéré par un navetteur attentif
Ce ressortissant suédois, qui a grandi à Malmö, a été repéré grâce à la vigilance d'un navetteur. Celui-ci aurait été témoin d'une conversation téléphonique suspecte dans le tram quelques jours avant les attentats. "Il faut préparer trois sacs pour l'attaque", aurait-il entendu, sans réaliser véritablement.

C'est seulement au lendemain des attaques de Bruxelles qu'il aurait prévenu les forces de l'ordre. En utilisant la vidéosurveillance de la rame, les enquêteurs ont pu retracer l'appel en question et mettre la main sur le terroriste présumé.