"Audi va donner une leçon à Tesla"

VideoAudi a présenté en grande pompe son premier SUV 100% électrique, ce mardi matin (heure belge) à San Francisco. Baptisé "e-tron", le dernier-né de la marque viendra concurrencer l'EQC de Mercedes et surtout le Model X du constructeur américain Tesla. Un véhicule à l'accent belge: l'e-tron est produit en série dans l'usine de Forest depuis début septembre et sera commercialisé dès la fin de l'année.

Plein écran
© reuters
Plein écran
© reuters
Plein écran
© RV
Plein écran
© reuters

Vous l'aurez remarqué, l'Audi e-tron pourrait se définir comme un Q8 électrique, tant ce SUV s'inspire, visuellement parlant, de son aîné au moteur à explosion. C'est d'ailleurs tout sauf un hasard si la filiale de luxe du groupe VW se jette dans le bain de l'électrique avec un SUV, compte tenu de la popularité grandissante de ce type de véhicules.

Audi entre dans la danse
Audi aura néanmoins fort à faire avec la concurrence féroce de Mercedes (EQC, 2019), BMW (iX3, 2020), Jaguar (i-Pace, 2019) et, surtout, du pionnier américain Tesla et son Model X. Mais le constructeur d'Ingolstadt est confiant.

Côté technique, l'e-tron est propulsé par deux moteurs électriques, situés entre les essieux. Véloce, l'e-tron tire de 0 à 100 km/h en 6,6 secondes. Une fonction "boost" permet de réduire ce laps de temps à 5,7 secondes.

Jusqu'à 400 km d'autonomie
Le pack batterie présente une longueur de 2,28 mètres et une largeur de 1,63 mètre, soit les dimensions d'un lit double. En cycle WLTP, la firme aux anneaux promet plus de 400 kilomètres d'autonomie. En ce qui concerne la charge rapide, cette Audi établit de nouveaux standards: elle peut gérer des chargeurs rapides jusqu'à 150 kW, ce qui la rend unique dans cette catégorie. Pour charger complètement la voiture, il vous faut 8,5 heures avec une connexion électrique normale. Comptez environ 4 heures et demie sur une station de charge raisonnablement puissante.

Audi oblige, les finitions de l'habitacle sont particulièrement soignées. Le véhicule présente également de nombreux écrans tactiles destinés aux différents réglages ainsi qu'à la gestion de l'infodivertissement. Le SUV intègrera en outre l'assistant vocal Alexa d'Amazon.

Commercialisation prévue en novembre
Le nouvel Audi e-tron sera commercialisé chez nous dans le courant du mois de novembre au prix de 82.400 euros, TVA comprise, indique D'Ieteren qui importe la marque en Belgique.

"Avec l'e-tron, Audi entre dans une nouvelle ère"

"Ce n'est pas juste une nouvelle voiture. Le monde évolue vite et avec cette voiture, nous préparons Audi à un nouvel avenir", explique Bram Schot. Le Néerlandais a récemment été nommé à la tête d'Audi après les déboires de son prédécesseur Rupert Stadler, lequel s'est retrouvé derrière les barreaux en raison de son implication présumée dans le scandale du dieselgate. "Il s'est passé beaucoup de choses chez Audi ces derniers temps", résume Bram Schot à l'Algemeen Dagblad. "Et c'est pourquoi cette voiture est également importante sur le plan psychologique. Le groupe entre dans une nouvelle ère. Nous ne voulons pas nous attarder sur le passé."

Pourquoi Audi a-t-il attendu aussi longtemps avant de se lancer dans l'électrique, laissant ainsi la concurrence prendre de l'avance? "Nous n'étions tout simplement pas prêts pour le moment. Tout le monde pense que nous détestons Tesla mais ce n'est pas le cas. Je suis très heureux que Tesla existe. Cette marque nous a réveillés, nous les constructeurs automobiles. Si Tesla ne s'était pas lancé, la voiture électrique ne serait pas au stade où elle est aujourd'hui. Mais maintenant que nous y sommes, nous allons leur donner une leçon", prévient sans détour le PDG d'Audi.

  1. Le PTB explique les raisons de sa rupture avec le PS

    Le PTB explique les raisons de sa rupture avec le PS

    Réuni sur la côte, à Bredene, dans le cadre du festival ManiFiesta, le PTB a une nouvelle fois revendiqué dimanche la nécessité de mener une "politique de rupture" pour redonner du sens aux citoyens et repousser les extrêmes à droite, le racisme et le séparatisme. Mais à les entendre, les partis traditionnels n'ont toujours pas entendu le message de l'électeur le 26 mai dernier. Demandeur d'un vaste plan de réinvestissement public de 10 milliards d'euros, le PTB fustige notamment l'opération de privatisation des actifs de Nethys. "C'est ce genre de pratiques que nous reprochons aux dirigeants du parti socialiste. C'est une des raisons principales de notre rupture des négociations avec le PS pour un nouveau gouvernement wallon", a indiqué le président Peter Mertens.