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Charles Michel © epa

Brexit: "L'accord sur le retrait demeure la seule solution possible"

Le Premier ministre Charles Michel demeure convaincu que l'accord conclu à la fin de l'année dernière, entre l'Union européenne et le Royaume Uni au sujet du Brexit ne peut être renégocié. Son homologue finlandais Juha Sipilä est sur la même longueur d'ondes, mais il est éventuellement ouvert à la préparation d'une déclaration commune, si celle-ci pouvait aider la Première ministre britannique Teresa May à obtenir le soutien du parlement en faveur de l'accord sur le retrait de la Grande Bretagne. Le Premier ministre belge a effectué mercredi une visite de travail chez son homologue finlandais, à Helsinki.

Mardi soir déjà, les six Premiers ministres libéraux des pays membres de l'Union s'étaient concertés dans la capitale finlandaise au sujet des dossiers européens, en vue, notamment des élections européennes de mai prochain.

En tant qu'hôte de cette réunion, Juha Sipilä avait offert un bain en eau glacée à ses collègues. "Ce fut une expérience très relaxante que j'ai appréciée surtout à l'approche de moments politiques en Belgique qui vont être intense", a ironisé Charles Michel, à l'issue de sa rencontre bilatérale avec le Premier ministre finlandais.

Au cours de cette concertation belgo-finlandaise formelle de mercredi, l'Union européenne a également été largement abordée. La Finlande se prépare à reprendre la présidence de l'Union au second semestre de l'année. Si l'on en croit son Premier ministre, les Finlandais veulent placer haut à l'agenda les questions de la croissance économique, du libre échange et de la lutte contre le réchauffement climatique.

Le Brexit a occupé une part significative des discussions entre les deux hommes qui ont insisté sur la nécessité de rester unis sur cette question.

Les gouvernements belge et finlandais préparent un "no deal", mais ils espèrent que le Premier ministre britannique, Teresa May, finira par obtenir le feu vert du parlement britannique à l'accord qu'elle a conclu à la fin de l'année dernière avec l'Union européenne.

"Ma conviction reste que cet accord de retrait validé par Teresa May à la fin de l'année passée est la seule solution possible. Cette question du backstop n'est pas secondaire puisqu'il s'agit à la fois de confirmer l'accord de paix en Irlande et de garantir l'intégrité du marché intérieur de l'Union européenne et donc la capacité d'emplois et d'investissements dans lss 27 pays de l'Union européenne. Nous allons toujours être ouverts à la poursuite du dialogue avec Teresa May mais cela ne peut pas se faire au détriment des intérêts économiques et sociaux des 27 parce qu'il y aurait demain une compétition totalement déloyale au détriment de ces intérêts économiques", a insisté Charles Michel.