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"Ce qui précipite la ruine du Palais, c'est l'éclatement du pouvoir de décision"

Le président de la Cour de cassation, Jean de Codt, a écrit au ministre de la Justice, Koen Geens, et au ministre en charge de la Régie des bâtiments, Jan Jambon, pour leur demander la présence à temps plein d'un conservateur du Palais de Justice de Bruxelles, hautement qualifié, ayant des bureaux dans l'édifice.

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Ce conservateur devrait être entouré d'une équipes de corps de métier (charpentiers, toituriers, électriciens, etc.) auxquels il puisse faire appel directement afin de ne plus devoir subir les lenteurs inhérentes d'une procédure de marché public.

"Prestations pas à la hauteur"
"Ce qui précipite la ruine du Palais, c'est, en effet, l'éclatement du pouvoir de décision, les querelles entre les diverses instances concernées pour savoir qui est responsable de quoi, la globalisation des marchés inhérents à la restauration et à l'entretien du bâtiment et l'affermage de ces marchés à des sociétés dont les prestations ne sont pas à la hauteur des attentes", écrit de M. de Codt.

Dans la nuit du 4 au 5 septembre, un plafond s'est effondré dans le greffe de la Cour de cassation. Or, à lire, le président, le 7 août le service de surveillance du Palais avait constaté une inondation à cet endroit et, le 9 août, le greffe de la Cour a transmis à un expert le rapport du service. L'expert a alerté la société TPF Utilities ainsi que la Régie des bâtiments.

"Menace grave"
"La Régie et le SPF ont donc été avisés le 9 août d'une menace grave qui n'a fait l'objet d'aucune mesure propre à la conjurer, et qui s'est concrétisée 26 jours après avoir été prédite. Cet incident devrait nous faire comprendre que l'organisation de l'entretien du Palais de Justice doit être entièrement repensé. Il faut agir rapidement car les causes ayant provoqué l'éboulement susdit peuvent produire les mêmes effets partout dans le Palais", avertit M. de Codt.

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