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Charlie Hebdo: le fil de la journée

LiveUne fusillade a éclaté dans les locaux de Charlie Hebdo à Paris, faisant au moins 12 morts.

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Trois hommes identifiés dont deux frères
Les trois terroristes responsables de la mort de 12 personnes ce matin à Paris auraient été identifiés par la police selon le site de Metronews et le JT de TF1.

"Il s'agirait de trois hommes âgés de 18 ans, 32 ans, 34 ans. Les deux trentenaires, de nationalité française, sont des frères nés dans le 10e arrondissement de Paris. La nationalité du plus jeune, qui serait SDF, n'était pas connue", indique Metro.

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Geluck, touché en plein coeur
"J'ai appris la nouvelle comme tout le monde. Par trois mots sur mon téléphone portable. C'est effroyable. Je suis touché en plein coeur. Au coeur de mon métier de dessinateur, mais surtout parce que ceux qui sont morts sont des amis. Des grands artistes", a confié Philippe Geluck à l'Express.

"Depuis ce matin, j'essaie de faire un dessin; je n'y arrive pas. Je peux pas m'obliger à être drôle mais je ne veux pas non plus m'empêcher de l'être." L'auteur du Chat a finalement publié ce dessin en fin d'après-midi sur son compte Twitter.

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La traque des tueurs se poursuit à Reims
Selon les informations exclusives de L'union-L'Ardennais, confirmées par TF1, l'unité d'élite de la Police serait actuellement à Reims à la recherche des trois hommes responsables de l'attentat terroriste qui a fait 12 morts ce mercredi 7 janvier à Paris. Les tueurs auraient été identifiés et l'un d'entre eux serait originaire de Reims.

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Onze hommes et une femme
Onze hommes et une femme ont été tués mercredi dans l'attentat contre Charlie Hebdo, a déclaré François Hollande lors de son allocution.

"Ces hommes et cette femme sont morts pour l'idée qu'ils se faisait de la France, c'est-à-dire la liberté (...) Ce sont aujour'hui nos héros", a affirmé le président. Le procureur de Paris François Molins avait annoncé plus tôt un bilan de 12 morts et 11 blessés, sans préciser le sexe des victimes.

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La liberté sera toujours plus forte que la barbarie
En direct depuis l'Elysée, François Hollande a décrété un deuil national ce jeudi en hommage aux douze "héros" tombés ce matin au nom de la liberté.

"Ce sont nos héros, jeudi sera une journée de deuil national avec un moment de recueillement à midi dans les services publique. Les drapeaux seront en berne pour trois jours."

"Notre meilleure arme, c'est notre unité. Rien ne peut nous diviser et rien ne doit nous séparer", a ajouté le Président de la République. "La liberté sera toujours plus forte que la barbarie."

Un appartement fouillé à Pantin
D'après les informations du Parisien, la police a investi ce mercredi vers 17h30 un appartement situé venue Jean-Lolive à Pantin dans le cadre de l’enquête sur l’attentat terroriste commis quelques heures plus tôt dans les locaux de Charlie Hebdo. Aucune interpellation n'a eu lieu cependant. "Cet appartement aurait pu être une planque pour les terroristes."

Charlie sortira mercredi. C’est un serment
Richard Malka, l'avocat de Charlie Hebdo, a affirmé mercredi soir à Libération que l'hebdomadaire sortirait mercredi prochain.

"Notre vie ne sera plus jamais la même après cette journée. Je n’ai pas de mots. Aidez-nous! Aidez-nous à continuer à pouvoir rire, à ce que le silence ne s’installe pas, à ce que la peur ne s’installe pas. Il faut pouvoir se battre avec les armes de la démocratie: le rire, la solidarité, les mots. Il ne faut pas se laisser impressionner. Charlie sortira mercredi. C’est un serment."

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Nouvelle réunion de crise à l'Élysée
Une nouvelle réunion de crise est convoquée jeudi à 08H30 à l'Élysée autour de François Hollande après l'attentat sanglant contre Charlie Hebdo mercredi, a-t-on appris auprès de la présidence.

Cette réunion se tiendra "dans la même formation" que celle convoquée mercredi après-midi au palais présidentiel dans la foulée de l'attentat autour du président et du Premier ministre Manuel Valls, a-t-on précisé de même source.

Bernard Cazeneuve (Intérieur), Jean-Yves Le Drian (Défense), Christiane Taubira (Justice), Laurent Fabius (Affaires étrangères) et Fleur Pellerin (Culture et Communication) ainsi que les responsables des principaux services de police, de gendarmerie et de renseignement participaient à cette réunion.

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Des milliers de personnes rassemblées dans la douleur
Plusieurs milliers de personnes étaient rassemblées mercredi en fin d'après-midi à Paris, en hommage aux victimes du sanglant attentat contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo.

A l'appel de plusieurs syndicats, associations, médias et partis politiques, les participants se sont réunis à partir de 17H00 sur la place de la République, au coeur de la capitale française, non loin du siège du journal satirique.

Certains arboraient un autocollant noir "Je suis Charlie", un slogan de solidarité envers les victimes qui circulait également sur les réseaux sociaux.

Parmi les pancartes, on pouvait voir "Charb mort libre", hommage à Charb, dessinateur et directeur de Charlie Hebdo, mort dans la tuerie avec trois caricaturistes vedettes de la publication, Cabu, Tignous et Wolinski, tous très connus en France.

"C'est dramatique que ces gens soient assassinés. Demain, les gens ne pourront plus parler. Nous devons être des milliers à sortir dans la rue", a déclaré Béatrice, une manifestante d'une cinquantaine d'années qui arborait le dernier numéro de Charlie, publié mercredi.

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Condoléances du Roi et de la Reine
Philippe et Mathilde ont présenté au Président de la République française leurs plus vives condoléances suite à l'attentat perpétré ce midi dans les locaux du magazine Charlie Hebdo à Paris.

En ces moments de deuil et de douleur, ils sont en pensées avec toute la nation française, et plus particulièrement avec les familles et les proches des victimes.

Le Roi et la Reine leur souhaitent beaucoup de courage dans ces moments très éprouvants.

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Nous devons continuer, plus que jamais
"Je ne me laisse pas intimider. Nous devons continuer, plus que jamais", a déclaré mercredi le caricaturiste néerlandais Bernard Holtrop, alias Willem. Le dessinateur de 73 ans collabore avec Charlie Hebdo depuis la fondation de l'hebdomadaire satirique en 1969.

L'attaque perpétrée mercredi matin au siège parisien de Charlie Hebdo, qui a fait 12 morts, est un "attentat contre toute la presse écrite", a-t-il déploré.

Le dessinateur se trouvait dans le train, en route vers la rédaction du journal, lorsqu'il a appris le drame qui a coûté la vie à ses collègues, devenus "des amis", a-t-il dit.

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"Le 11 septembre de la presse"
Mourad Boudjellal, ancien éditeur des dessinateurs Charb et Tignous abattus mercredi dans l'attentat contre Charlie Hebdo, s'est dit "abasourdi" et a évoqué "le 11 septembre de la presse".

"Je suis plus que consterné, je suis abasourdi", a déclaré à l'AFP M. Boudjellal, ancien PDG de la maison d'éditions Soleil Productions.

"C'est le 11 septembre de la presse, il y aura un avant et un après", a-t-il ajouté en disant vivre "un moment très compliqué, bizarre". "C'est terrifiant. Je connaissais aussi bien Cabu", autre dessinateur tué mercredi, "c'était la gentillesse sur terre et c'est inimaginable de le voir mourir sous des balles", a poursuivi l'actuel président du Rugby club de Toulon (RCT) .

M. Boudjellal avait rencontré Charb et Tignous en 1995, lorsqu'il avait édité l'album "Charlie hebdo saute sur Toulon", "à l'époque où le Front national dirigeait la ville".

"Charb était à l'époque un tout jeune dessinateur, il avait un talent fou, pour moi c'était le descendant de Jean-Marc Reiser", un auteur de bande dessinée satirique décédé en 1983, a estimé M. Boudjellal. "Je suis fier d'avoir fait son premier album."

La voiture des assaillants inspectée par la police après avoir été abandonnée dans le 19e arrondissement à Paris.
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La voiture des assaillants inspectée par la police après avoir été abandonnée dans le 19e arrondissement à Paris. © ap

"Je ne vois pas comment Charlie Hebdo va survivre à ça"
Antonio Fischetti, journaliste à Charlie Hebdo mais absent au moment des faits, n'a pas pu cacher tout son pessimisme quant à l'avenir du journal satirique. "On savait que la menace était réelle, mais ce n’était pas la parano", dit-il à Libération. "L’idée de pouvoir se faire tuer un jour était là, dans la tête. Mais un carnage de cette ampleur, avec la volonté de tuer tout le monde. (...) Là, c’est la volonté d’éradiquer totalement un journal. Ce n’est pas "juste" tuer le rédacteur en chef. Il n’y a pas de mots. C’est vraiment un acte de guerre. Tout ça pour des dessins… Ce sont des malades. J’en parle au passé, car je ne vois pas comment le journal pourrait survivre à ça."

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Les deux policiers tués avaient 42 et 49 ans
On en sait un peu plus sur l'identité des deux policiers tués. Le premier, celui qu'on voit se faire exécuter dans l'horrible vidéo, s'appelait Ahmed et avait 42 ans. Il appartenait à la brigade VTT du XIe arrondissement de Paris et laisse derrière lui une compagne. Le second policier avait 49 ans et était père d'une enfant d'un an à peine. C'est lui qui était chargé de la sécurité de Charb.

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John Kerry prend la parole
John Kerry vient de s'exprimer en français. "Je veux m'adresser directement aux Parisiens et à tous les Français pour leur dire que tous les Américains se tiennent à leurs côtés. Je suis d'accord pour dire qu'aujourd'hui, les journalistes assassinés sont des martyrs de la liberté. Les assassins ont proclamé aujourd'hui que Charlie Hebdo est mort. Ils ont tort. Aujourd'hui, demain, en France, à travers le monde, le pouvoir de la liberté d'expression vaincra", a lancé le Secrétaire d'Etat américain.

"Ils ont reçu une formation de type militaire"
Le mode opératoire des tueurs impliqués dans l'attentat contre l'hebdomadaire français Charlie Hebdo, leur calme, leur détermination et leur efficacité, est la marque d'hommes ayant subi un entraînement poussé, de type militaire, selon des sources policières.

Les images, prises sur leurs téléphones portables par des témoins de l'attaque, montrent le professionnalisme des assaillants qui ont mené une attaque soigneusement planifiée, soulignent un ancien membre d'un service de protection rapprochée et un ancien de la police judiciaire.

"On le voit clairement à la façon dont ils tiennent leurs armes, dont ils progressent calmement, froidement. Ils ont forcément reçu une formation type militaire. Ce ne sont pas des illuminés qui ont agi sur un coup de tête", assure l'un des policiers. Il souligne qu'ils tiennent leurs kalachnikovs serrées près du corps, tirent au coup par coup et non par rafales, ce qui démontre qu'ils ont été entrainés à s'en servir.

Selon l'autre policier, "le plus frappant, c'est leur sang-froid. Ils ont été entrainés en Syrie, en Irak ou ailleurs, peut-être même en France, mais ce qui est sûr c'est qu'ils ont été entrainés".

Dans l'un des films, on voit distinctement que deux des trois hommes sont bien équipés. Au moment où ils vont repartir, ils aperçoivent un policier en vélo. Ils descendent de voiture, abattent le policier en tirant au coup par coup. L'un d'eux approche, l'achève d'une balle dans la tête, vérifie qu'il n'y a pas d'autre membre des forces de l'ordre alentours, puis les deux tireurs remontent sans courir dans leur voiture.

"Je lui ai tenu la main. Et il est mort"
Un témoin a raconté au Nouvel Observateur le déroulement de la fusillade. Cette personne a tenté de venir en aide à l'un des policiers blessés, en vain. "J'ai vu deux hommes fuir armés de deux fusils à pompe. Ils ont tiré sur un policier. Il est tombé à terre. C'était la guerre. Je suis me suis accroupi. Un jeune policier à côté de moi tremblait. En deux minutes c'était fini. Je suis allé vers le policier à terre. Un médecin est sorti précipitamment de sa voiture. On a tenu la main au policier. Pendant 20 minutes, il ne s'est rien passé. Pendant 20 minutes, je lui ai tenu la main. Et il est mort. Il aurait pu être sauvé.

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Des rassemblements en France
Les citoyens français manifesteront dans les grandes villes. A Paris, un appel à rassemblement a été lancé dès 17h place de la République, non loin des locaux de Charlie Hebdo.

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Sécurité renforcée autour du journal danois qui avait caricaturé Mahomet
La sécurité a été renforcée mercredi autour du journal danois qui avait choqué avec des caricatures de Mahomet.

Le Jyllands-Posten a informé ses salariés que les mesures pour les protéger allaient être renforcées, d'une manière qui n'a pas été précisée, dans ce document publié par un autre quotidien, Berlingske.

"La surveillance et le niveau de sécurité dans et autour de nos bureaux à Copenhague et Viby [la ville où le journal a son siège] ont été accrus", lit-on dans ce texte. "Nous suivons de près la situation du fait de l'attaque contre Charlie Hebdo aujourd'hui" (mercredi) qui a fait 12 morts, ajoute la direction du journal.

Le Jyllands-Posten s'était rendu célèbre dans le monde entier en publiant 12 caricatures du prophète de l'islam en septembre 2005, provoquant de violentes manifestations dans plusieurs pays musulmans. Ces dessins avaient été reproduits par Charlie Hebdo quelques mois plus tard.

Kurt Westergaard, l'auteur des caricatures les plus controversées, avait échappé à une tentative d'assassinat à son domicile en 2010.

Mercredi sur la radio publique DR, il s'est dit choqué par une attaque "effrayante et horrible", rappelant que lui-même bénéficiait d'une protection policière qui lui permet de "vivre tranquillement et en toute confiance". Les services de sécurité danois, PET, ont dit maintenir leur niveau de vigilance contre les actes terroristes.

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Didier Reynders "horrifié"
Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, s'est dit mercredi "horrifié" par l'attentat.

"Je suis horrifié par un acte barbare commis en plein coeur de l'Europe qui s'en prend à la liberté de la presse et plus largement à la liberté de penser et de s'exprimer", a-t-il déclaré à l'agence Belga depuis Bujumbura où il effectue une visite en compagnie de son collègue de la Coopération au développement, Alexander De Croo.

"Mes pensées vont d'abord aux victimes, à leurs proches, à leurs familles", a ajouté M. Reynders, en adressant ses condoléances aux autorités et à la population françaises.

Il a assuré que des mesures étaient aussi prises en Belgique pour analyser la situation et les risques d'attentat, dans une allusion à la convocation par le Premier ministre Charles Michel de convoquer le "collège du renseignement et de la sécurité".

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