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Couvrez ces seins que je ne saurais voir

AnderlechtLa publicité de la marque de lingerie Prima Donna n'a visiblement pas plu à tous les habitants du quartier de la rue de Birmingham où un panneau publicitaire exposait le soutien-gorge d'une mannequin.

"Merci, Prima Donna", tel est le slogan de la marque pour sa ligne de lingerie qui met un peu de piquant dans les rues de la capitale cette semaine. "Non merci, Prima Donna", semble avoir pensé quelque riverain anderlechtois prude qui n'a pas manqué de cacher le décolleté affriolant de la demoiselle avec des sacs poubelle (réglementaires, pour l'anecdote).

Dans le quartier, c'est l'étonnement. Sur Twitter, le déchaînement. La conseillère communale Open VLD Ann Brusseel, l'une des premières à avoir diffusé un cliché de l'encart publicitaire masqué, suggère que cet élan de puritanisme incombe certainement à un musulman de la commune. Aussitôt, la photo a été retweetée en masse et les hypothèses s'entrechoquent.

"Ce n'est pas à une espèce de police des moeurs de décider de l'acceptabilité de l'une ou l'autre campagne publicitaire ni de commenter l'apparence extérieure des femmes", s'insurge sur son site la conseillère communale. Si beaucoup rejoignent la thèse d'un islamisme inhibiteur de libertés, d'autres suggèrent simplement que le planimètre était brisé et que les sacs poubelle sont destinés à éviter de blesser les passants. La nature de cet acte non revendiqué restera cependant inconnue.

Pas une première pour Prima Donna
Piet Jaspaert, le président du Jury d'éthique publicitaire, explique dans Sud Presse que Prima Donna a déjà fait l'objet de plaintes en raison de ses clichés publicitaires trop provocants. Dans le quartier, on rappelle que si la campagne précédente de la marque de lingerie avait été décriée, c'est parce qu'elle intervenait en plein ramadan. Rien de tel cette fois...

Du côté de JCDecaux et de Clearchannel, principaux gestionnaires de panneaux publicitaires, on est plus habitué au vandalisme pur qu'à un accès de pudibonderie pour des convictions personnelles. Le cas de la rue de Birmingham à Anderlecht est cependant le seul recensé actuellement.

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