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© Facebook 269 Libération Animale Belgique

Des antispécistes devant l'abattoir d'Anderlecht: "On ne va pas s'arrêter là"

VideoPlusieurs dizaines d'antispécistes et sympathisants ont manifesté la nuit dernière devant l'abattoir d'Anderlecht. A l'origine de ce déploiement: l'antenne belge de 269 Libération Animale, une organisation née à Lyon, en France.

"A notre arrivée vers 18 heures, on a constaté un grand déploiement policier", nous raconte Lindsay Coq, l'une des organisatrices de cet événément baptisé "Nuit Debout devant les abattoirs". Les activistes de 269 Libération Animale, une organisation internationale qui prône l'action directe, n'avaient pas l'intention de s'introduire dans l'abattoir, même s'ils ont déjà plusieurs fois eu recours à des bloquages, des occupations et des libérations d'animaux. "Ils pensaient probablement qu'on allait faire une intrusion, ce qui n'a pas été fait car c'était un événement public. Le conseil communal avait d'ailleurs donné son autorisation pour la manifestation mais la police n'y était pas du tout favorable. Cette dernière a tout fait pour que l'événement soit refusé".

Plusieurs "Nuit Debout" se sont tenues la nuit dernière: devant l'abattoir porcin de Tielt, dans diverses villes de France mais aussi en Italie et aux États-Unis. "Nuit Debout est une action qui ne vise qu'indirectement l'opinion publique", poursuit l'activiste. "Son but: c'est d'impacter sur l'économie spéciste dans un rapport de force avec les institutions. Nuit Debout permet aussi aux militants de se fédérer. Et d'amorcer un cheminement vers l'action directe en les faisant participer pour la première fois à une action qui se passe directement devant les lieux d'oppression. Le but est aussi de paralyser l'abattoir".

"Distribuer des tracts dans la rue, ça ne change rien du tout"
"Le militantisme traditionnel pratiqué depuis 30 ans, c'est un échec", constate encore l'activiste. "Il faut maintenant aller directement en affrontement avec l'ennemi et résister avec les victimes (les animaux, NDLR). Distribuer des tracts dans la rue, ça ne change rien du tout. Le nombre de victimes dans les abattoirs ne diminue pas, bien au contraire." D'autres actions seront menées prochainement, assure d'ailleurs Lindsay Coq. "On ne va pas s'arrêter là."

La manifestation s'est achevée vers 5 heures, à l'ouverture des abattoirs. Aucun incident majeur n'a été constaté.