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Des festivals durables, est-ce possible?

enquêteÀ l'occasion de la grève mondiale pour le climat, 7sur7.be s'est intéressé aux mesures et solutions environnementales qui peuvent changer les choses. Par affinité, nous avons choisi de nous pencher sur les démarches durables dans les festivals belges de musique, grands rassemblements festifs qui a priori ne dégagent pas vraiment une aura verte, et pourtant... Le champ d'action étant aussi vaste que les prés qui accueillent les festivaliers en été, nous nous concentrerons ici sur une charte, une association, un bon exemple et une bonne idée, ainsi que quelques chiffres glanés au passage.

LA CHARTE

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"L'évoluti­on du débat sur l'environ­ne­ment et le climat fait qu'il y a des choses qu'on faisait il y a dix ou vingt ans qui sont difficiles à encore imaginer aujour­d'hui dans les festivals."

Carlo Di Antonio, ministre wallon de l'Environnement (cdH) et fondateur du Dour Festival
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Carlo Di Antonio, au Dour Festival, en 2009 © photo_news

Les organisateurs des festivals wallons les plus importants signent la charte "Festivals Wallonie#Demain", par laquelle ils s'engagent à proposer au public des initiatives en faveur de l'environnement et du développement durable. Ce qui avait commencé il y a quatre ans autour de la propreté et des déchets pour la première campagne alors baptisée Festiwapp s'est élargi par la suite, notamment à la mobilité et à l'alimentation durable.

Progrès
"On a estimé que la quinzaine de festivals réunis permettaient de toucher des centaines de milliers de jeunes dans un contexte festif et de consommation et que c'était un bon outil pour sensibiliser aux bons comportements", nous a exposé le ministre wallon en charge de l'Environnement, de la Transition écologique et de la Mobilité, Carlo Di Antonio (cdH), à l'initiative de la campagne et sa charte. L'idée était d'utiliser les bons exemples existants dans chaque festival pour que l'ensemble prenne les meilleures habitudes possibles, poursuit-il, citant LaSemo et Esperanzah! comme moteurs. "Chaque festival pointe dans le catalogue de mesures ce qu'il souhaite mettre en avant et fait en sorte de progresser chaque année sur certaines thématiques. Les dépenses éligibles à la subvention doivent forcer le festival à aller un pas plus loin que ce que les règles normales lui imposent en matière de nettoyage, d'alimentation ou de mobilité", développe le ministre Di Antonio. "Le but, c'est d'essayer de générer des comportements qui ensuite persistent au-delà des subventions, parce qu'il devient impossible de faire marche arrière. L'évolution du débat sur l'environnement et le climat fait aussi qu'il y a des choses qu'on faisait il y a dix ou vingt ans qui sont difficiles à encore imaginer aujourd'hui dans les festivals", constate celui qui fut le fondateur du Dour Festival et est devenu le bourgmestre -empêché- de la commune du Hainaut, pointant l'évolution positive en ce qui concerne le tri des déchets ou le choix des contenants.

Élan global
Pour cet été, actions et focus doivent être décidés très prochainement, sur base des propositions des festivals. Une mesure éligible pourrait porter sur le bilan carbone. À plus long terme, il reste du travail à faire sur l'emballage, juge Carlo Di Antonio. "Les fournisseurs doivent à un moment donné plier face aux demandes qui seraient les nôtres ou celles des organisateurs de festivals. Aujourd'hui, leur seule vocation, c'est de vendre, donc ils font des emballages 'commerciaux', et peu importe ce qu'ils deviennent ensuite", regrette le ministre de l'Environnement, qui prend l'exemple des soft drinks: produits à la pompe et gobelets recyclables seraient souhaitables, mais les sponsors imposent leur préférence pour les bouteilles avec leur marque, qui sont en plus conditionnées sur des palettes et sous plastique. "Je pense que les choses vont aussi se faire naturellement, parce que ces firmes sont en pleine réflexion sur ces aspects. La pression sur les plastiques, sur les emballages, ne vient pas uniquement des festivals, il y a quand même une partie du public, aujourd'hui, qui devient sensible à ça", espère l'Humaniste.

L'ASBL

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"Organiser un festival 'durable', c'est possible, mais il faut que les gens jouent le jeu aussi (...) Le but, ce n'est pas qu'ils trient au festival et qu'ils ne soient pas propres ailleurs (...) C'est adopter les bons gestes partout, tout le temps."

Sylvie Denoncin, présidente de l'asbl 3D
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La Green Cross en action, en 2012 © photo_news

Rebondissant après le bourgmestre Di Antonio, nous avons approché le Dour Festival, festival de musiques alternatives où c'est l'asbl 3D qui s'occupe du pôle environnement.

Campagne choc
3D (pour "Dour Développement Durable") a été créée en 2014 par des personnes qui participaient au ramassage des déchets sur le festival au sein de la "Green Cross" de l'époque, avec une volonté de changement et l'envie de sensibiliser le public. L'association a restructuré des choses en place et mobilisé des partenaires, dont le Forem, pour une formation de trieur valoriste. La Green Cross a ainsi été formée au ramassage et rendue plus visible. "L'année dernière, on a mené une campagne de sensibilisation, notamment sur les campings. On a systématisé la distribution des sacs-poubelle dès l'arrivée des campeurs et on a fait des bâches avec des photos de la Green Cross pour essayer de sensibiliser les festivaliers, pour dire: 'C'est des jeunes de votre âge qui ramassent. Ce que vous ne faites pas, c'est eux qui le font, donc ayez un peu de respect'. Le but, c'était de choquer. Ça a marché, je pense", nous a confié Sylvie Denoncin, présidente de l'asbl 3D.

Le gros boulot du camping
L'association a aussi créé la "Green Agora", lieu consacré au développement durable sous tous ses aspects, avec des stands d'associations, des conférences et activités, pendant le festival. "Le 'Green Camping', c'était un peu le bébé du projet", prolonge Sylvie Denoncin. "La propreté du camping, c'est vraiment quelque chose qui reste difficile. On travaille dessus tous les ans. On essaie de mener des actions de sensibilisation. Le Green Camping est ouvert à 1.450 festivaliers. C'est un lieu payant. Il y a une charte environnement à valider à l'achat du ticket. Et si vous ne respectez pas la charte environnementale, on vous exclut du camping. L'année passée, on a exclu trois personnes, pour non-respect du tri, des déchets par terre, etc.", mentionne Sylvie Denoncin, précisant qu'il y a d'abord des avertissements. "En contrepartie (de l'engagement des campeurs), on essaie de faire de ce lieu un chouette endroit pour les festivaliers", avec entre autres des apéritifs découverte des produits locaux, quotidiens et gratuits, ajoute-t-elle.

Collecte de bouchons
Parmi les actions orchestrées au Dour Festival, les bouchons de bouteilles sont collectés au profit de l'oeuvre fédérale Les Amis des Aveugles, pour financer les chiens guides. "Pour l'anecdote, il faut 125 tonnes de bouchons pour financer complètement l'achat d'un chien formé, qui équivaut à 25.000 euros. Avec le festival, on n'est même pas à une tonne (600 kg, selon le dossier de presse de 2018, ndlr). C'est important de montrer à quel point, pour eux, les bouchons qu'on peut leur amener du festival, c'est essentiel", insiste Sylvie Denoncin, qui en profite par ailleurs pour appeler les responsables des marches pour le climat au dialogue, voire à la collaboration.

Le problème du gobelet
De nombreuses nouveautés sont en prévision pour la prochaine édition mais seront communiquées ultérieurement. À l'avenir, il faudra trouver une solution à la problématique des gobelets, pressent la présidente de 3D, au sujet des multiples pistes encore à creuser, qui comptent aussi l'énergie. "Il y a une mouvance pro-gobelets réutilisables. Seulement, d'après des études, il faut les utiliser douze fois pour que ça ait réellement un impact sur l'environnement. Et en fait, les gens l'utilisent vraiment comme un objet 'souvenir'. On en fait 5.000 au festival, mais il nous en reste 2.000 à la fin. Donc, faire reproduire des gobelets, je ne vois pas en quoi c'est durable, alors qu'on a une filière de recyclage pour les gobelets en plastique mou qui sont collectés", observe Sylvie Denoncin. "Je comprends que les gens se disent que c'est un déchet, mais 97% des gobelets qu'on a retriés sont recyclés", chiffre-t-elle. Carlo Di Antonio nous avertissait aussi des dangers du "greenwashing" facile: le ministre wallon et bourgmestre local soulevait ainsi le cas d'un festival allemand qui, en mesurant l'impact environnemental réel de l'opération, s'est rendu compte qu'il valait mieux revenir aux gobelets à usage unique, s'ils étaient recyclés. Le nettoyage efficace du gobelet à usage multiple impliquant de nombreux allers-retours entre les machines de lavage et les sites champêtres, il faut envisager le procédé au cas par cas selon les configurations.

Les bons gestes, comme à la maison
"Organiser un festival 'durable', c'est possible, mais il faut que les gens jouent le jeu aussi", conclut Sylvie Denoncin. "Un festival peut être durable si les gens acceptent d'être aussi propres sur ces événements qu'ils ne le sont chez eux. Le but, ce n'est pas qu'ils trient au festival et qu'ils ne soient pas propres ailleurs, c'est 'faites-le comme chez vous'. Dans votre salon, vous ne laissez pas une tonne de déchets autour de vous... C'est adopter les bons gestes partout, tout le temps", résume la présidente de l'asbl.

(suite de l'article sous le post Facebook)

LE BON EXEMPLE

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"On vise aussi un changement de comporte­ment de la part du public. Sans être dans la moralisati­on. On veut toujours être dans une pédagogie par l'action et par la démarche positive. On ne veut pas leur dire: 'Ce n'est pas bien, ce que vous faites'. Notre envie, c'est plutôt de leur montrer qu'il y a moyen de faire autrement."

Samuel Chappel, directeur de LaSemo
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Samuel Chappel, à LaSemo, en 2018 © Focale 2.8

Le festival pluridisciplinaire LaSemo (pour "la graine", en espéranto), qui se déroule désormais au parc d'Enghien (province de Hainaut également), est souvent vu comme un exemple en matière de développement durable. "C'est pour ça et autour de ça que LaSemo a été créé en 2008", nous a rappelé Samuel Chappel, son directeur. "On avait fait le constat que le développement durable était souvent considéré comme quelque chose de négatif, ou lié à de la privation ou de l'austérité, et à la fois, on avait l'impression que les événements étaient des grosses débauches de moyens et des beaux exemples de gaspillage en tous genres. Donc, on a voulu montrer que c'était possible de s'amuser autrement et associer l'environnement et le développement durable à une démarche festive, à un moment positif", définit-il, présentant aussi le festival comme un "laboratoire durable pour les événements". "Il y a pas mal de choses qu'on a initiées, lancées, testées à LaSemo, qui parfois ont été des flops, parfois ont été des succès, et souvent ont été d'ailleurs reprises sur d'autres événements par la suite, ce qui est évidemment le but et nous réjouit", retrace le pionnier, qui liste entre autres réussites les gobelets réutilisables, les toilettes sèches, l'alimentation, locale et de saison, ou la mobilité, dont le covoiturage et les départs groupés à vélo.

Les artistes en cuistax
Le projet durable de LaSemo repose sur six piliers, à savoir l'environnement, le social, l'économique, le participatif, l'intergénérationnel et le culturel. Tous les membres de l'équipe signent une charte interne, s'engageant à ce que toutes les idées répondent aux critères et enjeux de ces six piliers. "Chaque année, chacun a un 'défi durable', donc doit se fixer un défi, pour s'améliorer. C'est parfois des toutes petites choses, parfois des choses plus importantes. Par exemple, l'an dernier, l'équipe qui s'occupe de l'accueil des artistes: on constatait qu'il y avait quand même beaucoup de véhicules, même parfois pour de très courts trajets, pour conduire les artistes derrière la scène ou à l'hôtel qui est juste à côté, et donc, ils ont remplacé un des véhicules par un cuistax, pour tous les artistes qui le souhaitaient. C'est toujours difficile de les forcer, mais en tout cas, il y en a pas mal qui ont joué le jeu, qui se promenaient en cuistax, en pédalant eux aussi", se souvient le directeur. "C'est à la fois une petite baisse d'impact et une chouette sensibilisation pour le public. Parce qu'évidemment, c'est ça qu'on vise aussi: un changement de comportement de la part du public. Sans être dans la moralisation. On veut toujours être dans une pédagogie par l'action et par la démarche positive. On ne veut pas leur dire: 'Ce n'est pas bien, ce que vous faites'. Notre envie, c'est plutôt de leur montrer qu'il y a moyen de faire autrement", recadre Samuel Chappel. "On essaie chaque fois d'identifier les points noirs ou gris -parce qu'il y en a encore- et de voir comment faire pour les améliorer en essayant d'être créatifs, ce qui est toujours très stimulant. On a en fait cette chance d'avoir construit LaSemo autour de ces enjeux-là, pas comme la plupart des festivals qui existaient avant, qui se disent 'Ah, ben, on devrait maintenant faire attention à ça', et qui doivent donc changer de cap, ce qui n'est pas évident", admet-il.

Un programme, un arbre
LaSemo veille à compenser son bilan carbone par la plantation d'arbres, à Madagascar, mais cela va plus loin: un arbre est aussi planté pour chaque programme vendu, et en achetant leurs places, les festivaliers peuvent choisir de payer un ou plusieurs euros supplémentaires dans le même but. Pour rappel, le paiement des tickets peut normalement se faire avec des éco-chèques, mais ce moyen est pour l'instant en stand-by, pour des raisons techniques, liées à la disparition des chèques papier.

Bientôt non-fumeur?
D'après son directeur, LaSemo est le seul festival belge ayant reçu le label ISO 20121, concernant les procédures de management durable d'événements, et le seul festival au monde ayant reçu le label Clé Verte, plus en lien avec les résultats des mesures appliquées. Autre première, LaSemo souhaite devenir un festival "non-fumeur", a priori dès cet été, pour la question des déchets, mais aussi pour les enjeux de santé publique. "L'idée serait qu'il y ait l'une ou l'autre zone qui reste 'fumeur', mais que le festival ne le soit plus", entrevoit Samuel Chappel. "On est en train de peaufiner les procédures et les impacts, mais c'est prévu pour cette année", confirme l'organisateur.

De la pratique à la théorie
LaSemo est de plus en plus contacté par d'autres événements et acteurs qui souhaitent être aidés ou accompagnés. Depuis cette année académique, Samuel Chappel transmet son savoir à l'IHECS, lors d'un cours de trente heures dans le nouveau master en management d'événements. "Ils ont décidé -et je trouve ça merveilleux- d'avoir un cours sur les événements durables, que je donne. J'ai l'impression que les mentalités sont en train de changer. Ça aura mis du temps, mais c'est intéressant de se dire qu'au niveau académique, c'est maintenant inclus dans le cursus des étudiants. Ça devient quelque chose d'important pour tous les événements", se félicite le chargé de cours.

LA BONNE IDÉE

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"On préfère faire petit et faire ça bien, plutôt qu'essayer de tout faire et finalement ne pas y arriver."

Renaud Jean Louis, bénévole derrière After Festival Recup
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On replie au camping, après Tomorrowland, en 2017 © Benoit De Freine

Parmi les initiatives à saluer, le projet After Festival Recup, déjà évoqué à son lancement en 2017, récupère tentes et sacs de couchage abandonnés par les campeurs à la fin des festivals pour les remettre en état et les redistribuer aux sans-abri ou aux migrants.

Interventions variables
L'été dernier, After Festival Recup s'est rendu aux deux week-ends de Tomorrowland, au Dour Festival et à Esperanzah! La saison à venir est déjà planifiée et concernera les mêmes événements. Sur le terrain, l'organisation varie, d'une simple aide à la "récolte" avec la structure interne du festival, l'accord conclu prévoyant des dons de sacs de couchage (comme à Tomorrowland), à l'intervention complète, plus compliquée, avec récolte, transport, stockage, lavage et redistribution (comme au Dour Festival). Le temps sur place n'est pas le même non plus: il est de l'ordre de sept heures à Boom, mais de deux heures à peine à Floreffe, Esperanzah! étant plus sensible à l'environnement et préparant en outre des piles de matériel.

"Beaucoup de belles choses"
"L'année passée, à Tomorrowland, (les structures en place) ont récupéré une cinquantaine de tonnes de matériel", nous a rapporté Renaud Jean Louis, d'After Festival Recup. "C'est gigantesque. À Tomorrowland, les gens arrivent souvent en avion, c'est assez international, il y a des gens de partout dans le monde, donc ils n'ont pas forcément l'occasion de reprendre du matériel de camping avec eux (...) C'est vraiment impressionnant. D'autant plus qu'il y a beaucoup de belles choses, parce que ce sont des gens qui arrivent avec des bons budgets pour le festival", explique-t-il, soulignant par contre la conscientisation des organisateurs et écartant tout "greenwashing" de leur part. "Eux, ils reconditionnent et remettent en location ce qui peut l'être pour le festival de l'année suivante, une autre partie va dans les magasins (de seconde main) De Kringwinkel, puis il y a la partie qui nous revient en tant que bénévoles et qu'on peut remettre dans les circuits de la solidarité. Nous, c'est essentiellement les sans domicile fixe et les migrants, qui sont soit à Bruxelles, soit à Calais ou Dunkerque", détaille Renaud Jean Louis, qui travaille avec des connaissances de confiance pour la redistribution, gratuite.

Souci d'efficacité
À titre de comparaison, il faut noter que le volume collecté à Dour est nettement moindre, car le matériel laissé y est en moins bon état, mais aussi parce qu'After Festival Recup n'a pas les moyens de tout reprendre et axe la récolte sur sacs de couchage, tentes et tapis de sol, ne prenant ni vêtements, ni réchauds, par exemple. Là, on parle grosso modo d'un camion, de deux camionnettes et deux ou trois voitures de particuliers. "On préfère faire petit et faire ça bien, plutôt qu'essayer de tout faire et finalement ne pas y arriver", confesse Renaud Jean Louis.

Appel aux volontaires
Pour After Festival Recup, micro-structure sans financements qui n'a pas la vocation de se muer en grosse entreprise, une part du défi -outre le stockage- réside dans la quête de personnes avec des véhicules, les bénévoles mobilisés étant souvent jeunes et donc non-motorisés. L'équipe cherche toujours des volontaires pour la saison 2019. Les intéressés peuvent trouver dates et coordonnées sur le site internet afterfestivalrecup.be. Les récoltes se déroulent évidemment les lundis, au terme des week-ends de festivités.

(suite et fin sous le post et la vidéo, avec les chiffres)

LES CHIFFRES


2: le nombre d'années que met un mégot pour se dégrader

15: le nombre de jours nécessaires pour nettoyer le site et le camping du Dour Festival, après l'édition 2018 (contre 28 jours il y a deux ans et plus de 30 jours il y a trois ans)

Une centaine: le nombre de personnes mobilisées pour le nettoyage, la gestion des déchets et des toilettes sèches à LaSemo

300 à 350: la quantité de déchets, en grammes, par festivalier et par jour, à LaSemo (contre 1,5 kg par habitant wallon et par jour, en moyenne)

500 à 600: le nombre de personnes actives dans la Green Cross pendant le Dour Festival.