Plein écran
© epa

Des musulmans radicaux menacent des chrétiens dans les centres d'accueil

Les chrétiens qui fuient la guerre dans leurs pays doivent aussi craindre pour leur vie dans des centres d'accueil en Allemagne. Ils sont insultés, maltraités, agressés et menacés de mort par des musulmans radicaux. Le journal réputé Die Welt a compilé certains témoignages dans son édition du week-end "Welt am Sonntag".

Citation

Je pensais que je pouvais vivre librement ma religion ici. Mais si je dis que je suis un chrétien dans un centre d'accueil, je suis menacé de mort

Said, un chrétien venu d'Irak
Plein écran
© reuters
Plein écran
© afp
Citation

Les musulmans radicaux font la loi. Ils martèlent sans cesse: là où nous sommes, c'est d'abord la sharia. Les chrétiens n'osent même plus préparer leurs repas dans les cuisines communes. Celui qui ne prie pas cinq fois par jour en direction de La Mecque est maltraité. Les croix portées autour du cou sont interdites

Le pasteur Gottfried Berlin Martens
Plein écran
© afp
Plein écran
© epa
Plein écran
© afp
Plein écran
© epa
Citation

Les chrétiens et les yézidis sont les premières victimes. Pour les musulmans convertis au christia­nis­me, il y a quasiment 100% de chance qu'il seront attaqués

Plein écran
© reuters

Said est un chrétien qui a fui l'Iran après l'arrestation de son frère dans une église. Il a traversé la Turquie à pied. Il n'aurait jamais pensé connaître de tels soucis en Allemagne.

"Je pensais que je pouvais vivre librement ma religion ici. Mais si je dis que je suis un chrétien dans un centre d'accueil, je suis menacé de mort."  

" Ils menaçaient de me tuer"
Said occupe une place au beau milieu des sunnites syriens dans un  centre d'accueil à Brandenburg (près de Berlin).

"Durant le ramadan, ils me réveillaient à l'aube pour m'obliger à manger et à boire avant le lever du soleil. Si je refusais, on me traitait de mécréant, d'infidèle. On me crachait dessus et on me traitait comme un animal. Ils menaçaient de me tuer."  

Sharia
Le pasteur Gottfried Berlin Martens, qui s'occupe du sort des chrétiens venus de Syrie, d'Irak et d'Afghanistan, confirme ces problèmes dans les centres d'accueil.

"Les musulmans radicaux font la loi", précise-t-il. "Ils martèlent: là où nous sommes, c'est d'abord la sharia. Les chrétiens n'osent même plus préparer leurs repas dans les cuisines communes. Celui qui ne prie pas cinq fois par jour en direction de La Mecque est maltraité. Les croix portées autour du cou sont interdites. Les chrétiens se demandent quand ces musulmans radicaux vont quitter les centres d'accueil. Les chrétiens devront-ils se cacher à l'avenir?"  

État Islamique
L'histoire de Said rappelle celle d'un tas de chrétiens réfugiés dans des centres d'accueil. À Hemer (au sud-est de Dortmund), un homme d'origine érythréenne et sa femme enceinte ont été agressés par des musulmans radicaux venus d'Algérie. Il a été blessé avec une bouteille en verre.  

Un jeune Syrien parle aussi d'une menace terrible dans un centre d'accueil à Giessen (petite ville de 73.000 habitants). Il craint que beaucoup de combattants de l'Etat Islamique se retrouvent au beau milieu des migrants.

Cauchemar
"Ils hurlent des versets coraniques et des slogans appelant à décapiter des gens. Je ne peux pas rester ici. Je suis chrétien".

Une famille chrétienne, originaire d'Irak, a connu un vrai cauchemar dans un centre d'accueil à Freising (au nord de Munich). Ils ont été menacés par un extrémiste syrien.

"Le sommet de l'iceberg"
"Il nous répétait: nous allons vous tuer et boire votre sang", a raconté le père à une chaîne locale de Beieren. La famille vivait dans une petite chambre. Personne n'osait la quitter. Du coup, ils sont repartis vers Mossoul (en Irak) pour retrouver la paix. Mais là-bas, ils ont une nouvelle fois été menacés par des extrémistes. La famille est finalement partie pour Erbil (Irak). Aux dernières nouvelles, ce n'est pas la gloire pour eux.

"Cette famille était en insécurité", a ajouté Simon Jacob du Conseil des chrétiens d'Orient. "C'est le sommet de l'iceberg mais je sais que beaucoup de chrétiens ont été agressés".

Drame
Pour Max Klingberg, qui travaille avec les réfugiés depuis plus de 15 ans dans la Société internationale pour les droits de l'homme (Internationalen Gesellschaft für Menschenrechte), les Afghans et les Pakistanais sèment surtout la terreur dans les centres d'accueil. Ils sont plus extrémistes que les Irakiens et les Syriens.

"Il faut arrêter de penser que tous ceux qui viennent ici respectent les droits humains. C'est une illusion. Beaucoup de réfugiés actuels sont plus religieux que les Frères musulmans. Les chrétiens et les yézidis sont les premières victimes. Pour les musulmans convertis au christianisme, il y a quasiment 100% de chance qu'ils seront attaqués."

Afin d'éviter un nouveau drame, la police allemande a soumis l'idée de séparer les réfugiés selon leurs croyances religieuses. Dimanche, des affrontements entre plusieurs centaines de réfugiés ont éclaté dans un camp d'hébergement près de Cassel (centre de l'Allemagne) où 14 personnes, dont trois policiers, ont été légèrement blessées.

  1. Michael Jordan et Lewis Hamilton s’engagent eux aussi contre le racisme

    Michael Jordan et Lewis Hamilton s’engagent eux aussi contre le racisme

    L'ancienne superstar américaine du basket Michael Jordan et le sextuple champion du monde de F1 Lewis Hamilton se sont joints dimanche aux sportifs qui, à travers le monde, ont déploré la mort d'un homme noir lors de son interpellation aux États-Unis qui a entraîné des dizaines de manifestations dégénérant parfois en émeutes. Le pilote britannique a lui dénoncé le silence des "plus grandes stars" de la F1 "dominée par les blancs".
  2. Depuis des années, il reçoit des pizzas qu’il n’a jamais commandées: “Je tremble dès que j’entends une mobylette”

    Depuis des années, il reçoit des pizzas qu’il n’a jamais commandées: “Je tremble dès que j’entends une mobylette”

    Jean Van Landeghem, un sexagénaire de Turnhout, a la phobie des pizzas. Voilà neuf ans que des livreurs se présentent régulièrement à sa porte. Une fois avec cinq pizzas, parfois huit. “À n’importe quelle heure du jour. Un jour, ils sont même venus me livrer 14 pizzas en une seule fois”, explique-t-il dans Het Laatste Nieuws. Le problème? Il n’a jamais commandé de pizza de sa vie.
  3. Des restrictions dans deux communes wallonnes, mais la distribution d'eau quasi normale

    Des restricti­ons dans deux communes wallonnes, mais la distributi­on d'eau quasi normale

    La distribution publique de l'eau se déroule quasi normalement sur tout le territoire wallon, malgré les très faibles précipitations de ces dernières semaines et une hausse générale de la consommation à la suite du confinement et du beau temps. Les communes de Gouvy et de Rochefort ont toutefois déjà dû prendre des arrêtés de police imposant des mesures de restriction de l'usage de l'eau pour garantir un approvisionnement suffisant à moyen terme, indique lundi le Centre régional de crise.