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Depuis la fermeture de Brussels Airport, de nombreux vols sont pris en charge par les aéroports régionaux, dont celui de Charleroi. © photo_news

Des taxis profitent des attentats pour arnaquer leurs clients

CharleroiSelon nos confrères de l'Avenir, de nombreux passagers "détournés" vers l'aéroport de Charleroi ont dû débourser jusqu'à 300 euros pour rallier la capitale en taxi, le double du tarif habituel.

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Une honte en cette période où il faut faire preuve de solidarité collective

Laurent Leveque, président de BSCA

Une "honte, un véritable scandale." Tels sont les mots employés par le CEO de l'aéroport de Charleroi Jean-Jacques Cloquet pour exprimer son dégoût quant à de telles pratiques.

"Racket"
"Nous avons reçu de nombreuses plaintes de passagers qui nous affirment avoir été arnaqués par des chauffeurs de taxi", précise M. Cloquet. Le président de BSCA Laurent Leveque n'hésite pas à parler de "racket" et fustige pareille attitude: "une honte en cette période où il faut faire preuve de solidarité collective."

Depuis la fermeture de Brussels Airport, de nombreux vols sont pris en charge par les aéroports régionaux, dont celui de Charleroi.

Une pratique illégale
Les transports publics littéralement asphyxiés, de nombreux passagers ont dû se résoudre à prendre le taxi pour rejoindre Bruxelles. Forts de leur position dominante, plusieurs chauffeurs n'ont pas hésité à facturer la course jusqu'à 300 euros. Soit plus du double du forfait normal. Une pratique tout à fait illégale, rappelle l'Avenir.

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Le CEO de l'aéroport de Charleroi Jean-Jacques Cloquet. © DR
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Philippe Van Cauwenberghe. © photo_news

"Il faut porter plainte"
Interrogé à ce sujet, l'échevin carolo du Commerce Philippe Van Cauwenberghe (PS) précise que les victimes d'une telle arnaque doivent absolument déposer une plainte auprès de la police pour lancer d'éventuelles poursuites.

"À partir d'un PV, nous pouvons sanctionner l'infraction qui constitue une fraude. Cela peut aller jusqu'au retrait du certificat de capacité, qui constitue l'agrément du taxi", précise l'échevin en charge des taxis.

"Informer les clients sur leurs droits"
Par ailleurs, M. Van Cauwenberghe estime que les citoyens doivent être mieux informés sur les droits qu'ils possèdent. En effet, tout client peut refuser de payer un forfait et exiger que le compteur soit mis en route, rappelle le socialiste.