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Du sang et une tête de cochon sur le chantier d'une mosquée en France

Une tête de cochon et du sang animal ont été trouvés lundi matin sur le chantier contesté de la future mosquée de Bergerac en France, a-t-on appris de source judiciaire.

"Le ou les auteurs ont badigeonné les murs avec du sang animal et ils ont mis une tête de porc découpée" sur la porte d'entrée du chantier, a indiqué Charles Charollois, vice-procureur à Bergerac (Dordogne), précisant que l'action avait été perpétrée "en quelques minutes".

Les ouvriers qui y travaillent ont découvert les dégradations lundi matin vers 7H30.

"Une menace"
Elles ont été commises dans la nuit de dimanche à lundi sur les murs en construction de la mosquée, à l'intérieur et à l'extérieur, a précisé la police, précisant que le chantier était accessible dans ce quartier résidentiel.

"Ce chantier est contesté. Il y a eu des recours administratifs et juridiques pour le mettre en échec, donc il y a plusieurs pistes à vérifier", a développé M. Charollois, selon lequel ces "dégradations aggravées" sont passibles de sept ans d'emprisonnement.

"Ils ont mis plein de sang, de cochon je pense, sur les murs. Ils ont mis une tête de cochon à la porte. On est très choqué. Pour nous c'est vraiment une profanation, une menace", a déclaré à France Bleu Périgord Abdelkader Abdenouri, membre de l'Association culturelle des Marocains de la Dordogne, qui finance la mosquée.

L'association a porté plainte au commissariat de Bergerac, en charge de l'enquête, tout comme va le faire la municipalité qui a dénoncé des "agissements minables et odieux".

"Appel à la haine religieuse"
La ville s'est également émue d'une "campagne d'affichage incitant à la haine religieuse qui s'est développée sur Bergerac ces derniers jours".

Le maire Daniel Garrigue a précisé à l'AFP qu'il faisait référence à des affiches d'une "Assemblée des droites nationales" portant le slogan "Bergerac ville du Périgord, pas d'Islam! ". Il compte également saisir le parquet.

"Je ne peux pas dire que (ces deux affaires) sont liées mais je constate que c'est le même état esprit", a indiqué M. Garrigue. "Dans un cas, c'est le passage à l'acte et dans l'autre c'est de l'appel à la haine religieuse".

Depuis le début du chantier en février, un autre incident était survenu, sans faire l'objet d'une plainte: des sacs de ciment avaient été retrouvés éventrés devant le chantier.

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