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Ducarme se réjouit de l'évolution des mentalités

Le député MR Daniel Ducarme qualifie de "mûrissement heureux" l'évolution constatée dans un sondage Ipsos réalisé pour Le Soir et La Voix du Nord et selon lequel 49% des Wallons sont favorables à un rattachement à la France en cas d'éclatement du pays.

M. Ducarme relève que ce résultat marque plus qu'une évolution des mentalités mais une véritable rupture des mentalités. "Je ne suis pas favorable à un rattachement à la France mais à une association avec la France et dans ce cadre l'effort de réflexion doit être poursuivi sur deux thèmes : la solidarité sociale et les finances publiques à savoir la dette", a commenté M. Ducarme mardi à l'agence Belga.

"Les Belges étaient habitués au compromis mais ils constatent qu'il n'est plus possible d'en faire. Ils se disent que ce qu'on risque de négocier ne sera de toute façon qu'un emplâtre sur une jambe de bois et ils envisagent dès lors d'autres voies. C'est plus qu'un changement de mentalités. C'est une rupture", note le député MR.

Ce qui pour lui est aussi important dans le sondage est le constat que les jeunes sont moins inquiets et plus tournés vers l'avenir. "Ils envisagent d'autres solutions plutôt que la mélasse dans laquelle on se trouve depuis plus d'un an". Et d'ajouter que cette évolution est "aussi un message pour les hommes politiques flamands". "Les gens en ont marre de l'incapacité de décider et veulent entendre autre chose à la sortie des réunions que les déclarations vagues sur la recherche de la méthode", dit encore le député.

Daniel Ducarme a créé en janvier 2006 un groupe de réflexion "Energies réformatrices" et dans ce cadre il a présenté une "proposition de loi organique" visant à créer une "Belgique française" qui comprendrait la Région Wallonne, la Région de Bruxelles-Capitale, les communes de l'arrondissement de Hal-Vilvorde et des provinces flamandes dont la population a décidé, par référendum, de rejoindre la Belgique française. Ce pays sera institué en "collectivité territoriale autonome" au sein de la République française.

La Belgique française se gouvernerait librement et démocratiquement, par ses représentants élus et par la voie du référendum local. La République française en garantirait l'autonomie et veillerait "au développement de cette autonomie de manière à conduire durablement la Belgique française au développement économique, social et culturel, dans le respect de ses intérêts propres, de ses spécificités géographiques et de l'identité de sa population". Dans ce cadre, la réflexion doit se poursuivre sur deux thèmes, note encore M. Ducarme.

Il faut d'abord envisager comme garantir la solidarité sociale. "Cette question se posera de toute façon dans le cadre de la nouvelle Belgique et se poser aussi dans le cas de la création d'un Etat francophone évoqué par certain ou dans le cas de l'association avec la France que je préconise", souligne M. Ducarme.

L'autre grande question est celle des finances publiques et surtout du partage de la dette. Là aussi, la réflexion doit se faire en tenant compte des différents scénarios. En conclusion, M. Ducarme qualifie de "mûrissement heureux" la "rupture de mentalités" qu'il constate dans ce sondage. (belga)