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Le président syrien Bachar el-Assad © epa

Entre Bachar el-Assad et l'EI, Madrid a choisi

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Garcia Margallo, a estimé mercredi que s'accorder avec le président syrien Bachar al-Assad était actuellement le "moindre mal" face à la menace terroriste en Europe.

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Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Garcia Margallo © getty
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La célèbre conférence de Yalta a permis, en février 1945, d'unifier les forces alliées et de précipiter la défaite de l'Allemagne nazie (le Premier ministre Winston Churchill, le président américain Franklin Roosevelt et leader soviétique Joseph Staline) © reuters
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"Le moindre mal est de s'accorder avec Bachar al-Assad pour pouvoir parvenir à un cessez-le-feu, permettant de faire parvenir de l'aide aux déplacés (...) et surtout de pouvoir attaquer l'ennemi commun: Daech" (acronyme en arabe du groupe Etat islamique), a-t-il déclaré sur la chaîne de télévision publique TVE.

"La paix ou la guerre"
Le ministre, qui avait déjà plaidé en ce sens par le passé mais moins directement, a martelé: "Il faut remplacer la dialectique 'Bachar oui ou Bachar non' par celle de la paix ou de la guerre. Si vous voulez la paix, il va falloir s'entendre au moins de manière transitoire avec Assad".

"Roosevelt et Staline"
"Roosevelt a bien dû se mettre d'accord avec Staline pour en finir avec les nazis car c'était un moindre mal à l'époque", a-t-il encore argumenté. Le ministre des Affaires étrangères espagnol a par ailleurs précisé qu'il n'y avait pas encore de plan d'action européen concret à ce stade, au lendemain de l'activation par la France de la "clause de solidarité" des traités européens, prévoyant une assistance des autres pays si l'un des 28 est victime d'une "agression armée".

Assistance européenne
La France a demandé l'assistance de l'Union européenne après les attentats jihadistes de Paris qui ont fait 129 morts le 13 novembre. "Nous l'avons appris avec surprise car nous pensions qu'il allaient activer un autre article prévoyant une aide mutuelle en cas de terrorisme", a-t-il dit. "Il ne faut plus de plans parallèles, je crois que l'on doit s'asseoir tous ensemble et mettre en place un plan coordonné", a ajouté le ministre